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Crise en Arménie : le Premier ministre Nikol Pachinian se dit prêt à des élections anticipées

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Nikol Pachinian saluant ses supporters lors d'un rassemblement ce lundi 1er mars
Nikol Pachinian saluant ses supporters lors d'un rassemblement ce lundi 1er mars   -   Tous droits réservés  Stepan Poghosyan/PHOTOLURE
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Est-ce le début de la fin de la grave crise politique qui secoue l'Arménie depuis l'automne ? Alors que démission est réclamée par l'opposition, le Premier ministre arménien Nikol Pachinian s'est dit prêt à des élections législatives anticipées.

"Si l'opposition parlementaire est d'accord pour des élections anticipées, nous serons aussi d'accord", a-t-il lancé ce lundi devant des milliers de ses partisans réunis dans le centre de la capitale Erevan.

Mais il ne se dit pour autant pas vaincu : "Je vais donner une seconde chance (à l'opposition), allons aux élections pour voir la démission de qui est réclamée par le peuple", a déclaré celui qui était arrivé au pouvoir en 2018 en surfant sur la vague de contestation au régime de l'ex-président Serge Sarkissian.

L'opposition accuse Nikol Pachinian de traîtrise depuis qu'il a accepté un accord de paix entérinant une défaite face à l'Azerbaïdjan, dans la région indépendantiste du Haut-Karabakh. Uncessez-le-feu négocié par le président russe Vladimir Poutine et qui impliquait d'importantes pertes territoriales et le déploiement de forces de la paix russes.

Si l'essentiel de la région séparatiste arménienne a survécu, l'Arménie a perdu la ville symbolique de Choucha, ainsi qu'un glacis de territoires azerbaïdjanais entourant la région. Et la guerre a fait environ 6 000 morts.

Un conflit qui trouve ses racines en 1921, lorsque la région majoritairement arménienne a été attribuée arbitrairement à l'Azerbaïdjan par le bureau caucasien du Comité central du parti bolchevik, alors présidé par Staline.

À la chute de l'URSS, les Arméniens récupèrent ce territoire à l'issue d'une guerre sanglante entamée en 1988, lorsque les troupes azerbaïdjanaisesont voulu mettre un terme aux velléités indépendantistes qui montaient en force. Un cessez-le-feu est signé en 1994 et il aura tenu tant bien que mal jusqu'au 27 septembre dernier, date de l'offensive militaire de Bakou.

Depuis la défaite de l'Arménie, l'opposition appelait le Premier ministre arménien Nikol Pachinian a démissionné. Et la confrontation, qui couvait depuis des mois, a été ravivée de façon spectaculaire jeudi dernier par l'appel de l'état-major à la démission de Nikol Pachinian.

Fragilisé mais pas vaincu, le Premier ministre avait alors dénoncé une tentative de coup d'Etat militaire, ordonné le limogeage du chef de l'armée et il avait rassemblé 20 000 sympathisants dans la rue le jour même. De son côté, l'opposition s'était mobilisée avec trois jours consécutifs de manifestations, de jeudi à samedi.