DERNIERE MINUTE
This content is not available in your region

L'état-major des armées décapité au Brésil, le remaniement gouvernemental ne passe pas

euronews_icons_loading
Le président brésilien Jair Bolosnaro et le commandant de l'armée de terre Edson Pujol, 17 avril 2019
Le président brésilien Jair Bolosnaro et le commandant de l'armée de terre Edson Pujol, 17 avril 2019   -   Tous droits réservés  SERGIO LIMA/AFP or licensors
Taille du texte Aa Aa

C'est un nouveau bouleversement dans les hautes sphères du pouvoir au Brésil. Les trois chefs des forces armées du pays - l'armée de terre, la marine et l'armée de l'air - ont conjointement démissionné. Une première dans l'histoire du Brésil.

Les trois hommes auraient ainsi voulu montrer leur désaccord avec le président Jair Bolsonaro.

Le président d'extrême droite est actuellement fragilisé, confronté à une pression croissante face à la vague meurtrière de Covid-19. Le pays compte en effet 2 600 morts en moyenne par jour, ce bilan quotidien a presque quadruplé depuis le début de l'année.

Cette fragilité, c'est ce qui aurait poussé Jair Bolsonaro à remanier son gouvernement lundi. Il a ainsi remplacé les ministres des affaires étrangères, de la justice et de la défense, ainsi que son chef de cabinet, son procureur général et son secrétaire d'État. Et selon la presse brésilienne, le départ du ministre de la défense a été mal accepté par les commandants des forces armées.

SERGIO LIMA/AFP or licensors
L'amiral Ilques Barbosa qui était à la tête de la Marine brésilienne, le 22 novembre 2018SERGIO LIMA/AFP or licensors
SERGIO LIMA/AFP or licensors
Antonio Carlos Moretti Bermudez, qui était à la tête de l'Armée de l'air, le 22 novembre 2018SERGIO LIMA/AFP or licensors

Avant ces démissions en cascade de l'état major, Jair Bolsonaro aurait eu en tête de demander la destitution du chef de l'armée de Terre, le général Edson Pujol. Ce dernier avait en effet publiquement rejeté la politisation de l'armée brésilienne et il poussait à des restrictions plus sévères contre le coronavirus.

La plupart des analystes brésiliens estiment que le remaniement ministériel avait notamment et justement pour but de renforcer le contrôle de Jair Bolsonaro sur l'armée.

LEO MALAFAIA/AFP or licensors
Panneau vandalisé du président Bolsonaro à Carpina, État Pernambuco, Brésil, 27 mars 2021LEO MALAFAIA/AFP or licensors

Il tenterait aussi de s'entourer de personnes les plus loyales possible alors que 54 % des Brésiliens désapprouvent aujourd'hui sa gestion de la pandémie, même s'il conserve autour de 30 % d'opinions favorables grâce à son noyau dur de partisans.