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"On n'a plus de place" : les hôpitaux toujours sous tension en France

Le personnel médical soigne un patient COVID-19 à l'hôpital d'Amiens, en France, le mardi 30 mars 2021.
Le personnel médical soigne un patient COVID-19 à l'hôpital d'Amiens, en France, le mardi 30 mars 2021. Tous droits réservés Francois Mori/Copyright 2021 The Associated Press. All rights reserved
Tous droits réservés Francois Mori/Copyright 2021 The Associated Press. All rights reserved
Par euronews avec AFP
Publié le Mis à jour
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En Île-de-France, les unités de soins intensifs Covid-19 débordent. Aucun lit ne reste libre longtemps. Médecins et personnels soignants n’en peuvent plus et se demandent quand ils verront enfin le bout du tunnel alors que le nombre de contaminations ne baisse pas.

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Les hôpitaux sont encore et toujours sous-tension en France. Dans l'unité de soins intensifs Covid-19, aucun lit ne reste libre longtemps. Médecins et personnels soignants n’en peuvent plus et se demandent quand ils verront enfin le bout du tunnel alors que le nombre de contaminations ne baissent toujours pas.

"On est plein. Quand on a un lit de libre, il est rempli de nouveau donc effectivement, la tension est complète. Je n’utiliserais pas le terme de "vague", j’utiliserais plutôt le terme de "crue". Ça monte progressivement, contrairement à mars de l’année dernière où on avait été submergés, là, c’est un flot constant", explique Jean-Pierre Deyme, Médecin réanimateur à l'hôpital privé Antony, près de Paris.

C'est un flot constant de patients
Jean-Pierre Deyme
Médecin réanimateur à l'hôpital privé d'Antony.

Dans de nombreux hôpitaux, la capacité des soins intensifs a déjà été augmentée en réduisant drastiquement toutes les interventions chirurgicales à l'exception des cancers critiques, des cas cardiologiques et d'urgence, mais les mesures mises en place semblent avoir atteint leurs limités.

"Le point d’attention et le point de tension le plus fort, ce ne sont pas tellement les lits et le matériel, ce sont surtout les équipes médicales et paramédicales pour pouvoir prendre en charge les patients", dit le directeur de l'hôpital d'Antony, Denis Chandesris.

Face à la recrudescence de l'épidémie de coronavirus en Île-de-France, la semaine dernière, une quarantaine de médecins, directeurs de crise des hôpitaux parisiens (AP-HP), prévenaient qu’ils allaient devoir faire un tri des patients. Ils assuraient aussi n’avoir jamais connu cette situation, même pendant les pires attentats de ces dernières années.

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