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Les hôpitaux portugais saturés : un premier soutien international

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Les hôpitaux portugais saturés : un premier soutien international
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Le Portugal subit lui aussi de plein fouet, la troisième vague de la pandémie de Covid-19. L'Allemagne a répondu à l'appel à l'aide lancé par ses autorités face à la saturation de ses hôpitaux et délivre ce mercredi, un soutien médical.

"Une médecine de catastrophe"

Dans celui de Viseu, le nombre de patients hospitalisés en janvier était proche du nombre total de personnes admises l'an dernier. Le 28 janvier, ils étaient 278, un record.

"C'est un scénario catastrophe dans lequel nous devons prendre des décisions en temps réel," explique Eduardo Melo, directeur hospitalier. "À tout moment, nous adaptons la réponse, nous trouvons des solutions inattendues : c'est une médecine de catastrophe," estime-t-il. "Nous avons déjà dû utiliser des ressources totalement improvisées, comme ouvrir un hôpital dans un gymnase de la ville," précise-t-il.

"Aucune baisse dans l'afflux de patients"

Au début de la pandémie, les patients Covid étaient regroupés dans l'infirmerie située au 7ème étage de l'hôpital et le directeur hospitalier n'aurait jamais pensé qu'ils finiraient par occuper les autres étages et services comme la chirurgie, l'orthopédie et l'urologie. Les infirmeries ont été transformées en unités de soins intermédiaires. Il y a un an, l'hôpital disposait de 8 lits en soins intensifs. Ils sont passés à 26 aujourd'hui.

"On ne sait pas combien de temps on va pouvoir tenir avec un tel niveau de pression parce qu'il n'y a aucune baisse dans l'afflux de patients aux urgences," redoute Eduardo Melo.

Soutien allemand

L'hôpital a recruté des dizaines d'infirmiers et d'assistants, mais il n'y a plus aucun médecin disponible dans le pays. L'Allemagne envoie du soutien en personnels et matériels, mais Eduardo Melo ne sait pas encore si son établissement recevra l'aide de médecins étrangers.

"On sait aussi que l'intégration de personnes extérieures et originaires d'un autre pays qui ont d'autres méthodes de travail," fait remarquer le directeur hospitalier, "peut aussi être quelque chose de délicat : ce n'est jamais facile."

Nous avons demandé une interview auprès du ministère de la santé sur la saturation des hôpitaux portugais et sur l'aide internationale. Malgré notre insistance, nous n'avons pas obtenu notre réponse.

Journaliste • Filipa Soares