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Covid-19 : accélération de la vaccination en Europe

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Covid-19 : accélération de la vaccination en Europe
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Le weekend de Pâques n'a pas freiné les campagnes de vaccination en Europe. En France, 9,3 millions de personnes sont désormais primo-vaccinées, soit plus de 13% de la population. Parmi elles, 3,1 millions de personnes ont reçu la deuxième doses.

Si la France parvient à rattraper un peu son retard, certaines personnes s'impatientent, comme l'explique Majida El Mokhtari, médecin généraliste à Sarcelles (Val d'Oise) : "Les personnes qui remplissent les conditions pour être vaccinées sont toujours très heureuses d'obtenir un rendez-vous. Le problème ce sont plutôt les personnes qui ne remplissent pas encore les conditions et qui sont pressées, ce que je comprends car elles veulent retrouver une vie normale. Nous leur expliquons gentiment que leur temps viendra et que, pour l'instant, nous nous concentrons toujours sur les personnes présentant des risques très élevés."

Un enthousiasme face à la vaccination qui dépend toutefois du type de sérum. Ainsi, 550 doses de vaccin AstraZeneca n'ont pas trouvé preneurs ce samedi à Calais, dans le nord du pays. Les récentes alertes concernant des cas de thromboses ont provoqué une vague d’inquiétude, même si le lien avec le vaccin n'a pas pu être confirmé. L'OMS et l'agence européenne de santé préconisent toujours son utilisation.

Plusieurs pays européens ont toutefois choisi de le réserver à certaines catégories de la population. En Allemagne, il est distribué uniquement au plus de 60 ans. Les volontaires sont présents, malgré quelques appréhensions, comme le confirme Ilse Rexwinkel, 64 ans : "Bien sûr, on est un peu inquiet, mais je pense qu'il y a toujours un certain risque avec les vaccinations. Et c'est aussi le cas avec d'autres vaccins. Et c'est pourquoi je l'ai fait maintenant".

Contrôles aux frontières au Portugal

En plus de l'accélération des campagnes de vaccination, les pays européens renforcent certaines mesures de restrictions pour faire face à la troisième vague épidémique. Le Portugal vient par exemple de prolonger les contrôles aux frontières terrestres et fluviales jusqu'au 15 avril, alors qu'ils devaient être levés ce weekend. Cette mesure ne s'applique toutefois pas au transport de marchandises, aux travailleurs frontaliers et aux services d'urgence notamment. L'isolement de 14 jours reste aussi maintenu pour les voyageurs en provenance de pays où le virus circule fortement.

Le Portugal poursuit toutefois sont déconfinement progressif, avec la réouverture ce lundi des collèges, des terrasses et des salles de sport ce lundi. Après un record de près de 16 500 nouveaux cas quotidiens fin janvier, la situation sanitaire de ce pays d'un peu plus de 10 millions d'habitants s'est beaucoup améliorée. Selon le dernier bilan officiel publié dimanche, le Portugal a enregistré en 24 heures 4 décès et 193 nouveaux cas confirmés de contamination.

La Grèce a elle aussi annoncé dimanche qu'elle prolongeait les restrictions sur les vols intérieurs jusqu'au 12 avril et sur les vols internationaux jusqu'au 19 avril, alors que le nombre de nouvelles infections continue d'augmenter dans le pays. Malgré ces mauvais chiffres, le gouvernement grec a autorisé ce lundi la réouverture de nombreux magasins. Expliquant qu'il fallait permettre aux habitants de "décompresser", le gouvernement espère aussi relancer un peu l'économie qui souffre fortement de la réduction du tourisme. Les gens désirant se rendre dans les magasins doivent toutefois prendre rendez-vous, et le nombre de personnes pouvant se trouver en même temps dans une boutique est limité, allant jusqu'à 20 personnes pour les plus importants.