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Lancement de la Conférence sur l'avenir de l'Europe à Strasbourg

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Par Euronews avec AFP
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La présidente de la Commission européenne, Ursula Von der Leyen, à Strasbourg.
La présidente de la Commission européenne, Ursula Von der Leyen, à Strasbourg.   -   Tous droits réservés  Jean-Francois Badias/Copyright 2021 The Associated Press. All rights reserved
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A l'occasion de la Journée de l'Europe, qui célèbre la paix et l'unité de l'Union, le président français Emmanuel Macron et les dirigeants des institutions européennes étaient à Strasbourg, pour donner le coup d'envoi de la grande Conférence sur l'avenir de l'Europe.

Pendant un an, les citoyens du continent auront la possibilité d’exprimer ce qu’ils attendent de l’Union européenne et de partager leur vision du futur sur une plateforme numérique dédiée, futureu.europa.eu, en ligne depuis le 19 mars.

"Je suis consciente qu'il y a toujours du scepticisme et du cynisme dès que l'Europe débat de son avenir ou lance un projet de cette nature. Nous devons donc veiller à ce qu'il ne s'agisse pas d'un exercice de politique intellectuelle ou d'un compromis politique fermé. Nous devons être honnêtes et reconnaître que la conférence n'est pas une panacée ou une solution à tous les problèmes, et nous devons écouter toutes les voix", déclarait la présidente de la Commission européenne, Ursula Von der Leyen.

A l'initiative d'Emmanuel Macron, cette conférence doit déboucher sur des conclusions au printemps 2022, quand la France assurera la présidence tournante de l’UE. "Nous devons aussi retrouver l'efficacité et l'ambition, pour pouvoir décider plus vite et surtout décider plus fort face aux crises et à l'adversité. Je me réjouis que les Etats-Unis d'Amérique s'inspirent de l'Europe pour devenir une société plus solidaire, je souhaite ardemment que nous puissions nous inspirer des Américains pour retrouver le goût de l'avenir et la rapidité", a déclaré le président français.

Il a aussi profité de sa présence à Strasbourg pour souligner face aux chefs des institutions européennes le "symbole vivant" représenté par cette ville dans l'histoire de la construction européenne.

Un appel à la jeunesse

Cette conférence "ne doit pas rester un exercice centré à Bruxelles", a considéré le Premier ministre portugais Antonio Costa, dont le pays préside actuellement l'UE.

Le président du Parlement européen, l'Italien David Sassoli, a d'ores et déjà suggéré plusieurs pistes de réformes, plaidant pour un renforcement du rôle de son institution avec un droit d'initiative en matière législative, à l'image de celle des parlements nationaux, et estimant que les citoyens devaient pouvoir se prononcer sur la présidence de la Commission européenne.

Il a également mis en cause la règle de l'unanimité au Conseil, où siègent les Etats membres, estimant qu'elle entravait la prise de décision et permettait à "des acteurs géopolitiques extérieurs" de "profiter des divisions" entre les Vingt-Sept.

En dépit d'une cérémonie plutôt protocolaire et atone, les jeunes européens ont été appelés avec insistance à se saisir de cette Conférence. "Nous sommes à un moment particulièrement important pour les jeunes, pour qu'ils puissent s'exprimer", a déclaré Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne.

La crise du Covid-19 pourrait bien être au cœur de cette consultation : Selon un sondage commandé par le Parlement et la Commission, 8 Européens sur dix estiment que cette Conférence doit aborder en priorité la manière dont l’UE pourrait mieux gérer des crises sanitaires similaires à l'avenir.

Reste à savoir si les citoyens européens seront aux rendez-vous, alors qu'une précédente consultation en 2018 s'était soldé par un échec.