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Avion détourné au Bélarus : le régime de Loukachenko sous pression

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Par Euronews avec AFP
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Avion détourné au Bélarus : le régime de Loukachenko sous pression
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Alexandre Loukachenko apparaît plus isolé que jamais. Accusé d'avoir dérouté un avion de ligne pour arrêter un opposant, le président bélarus affronte désormais les représailles européennes. Les dirigeants des 27 ont notamment fermé leur espace aérien au Bélarus et demandé aux compagnies d'éviter le survol du pays.

L'opposition bélarusse a vivement dénoncé l'arrestation du journaliste Roman Protassevitch et de sa compagne russe Sofia Sapéga. En exil en Lituanie, la principale figure de cette opposition, Svetlana Tikhanovskaïa, exige davantage de sanctions.

"La suspension des vols au-dessus du Belarus ne résout pas le vrai problème. Le problème, c'est le régime terroriste qui a truqué les élections l'année dernière, qui viole régulièrement la constitution et enfreint le droit international", a-t-elle déclaré. "Le régime de Loukachenko est une menace pour la sécurité régionale et européenne. La seule solution à cette crise consiste à organiser des élections libres et équitables et à mettre en œuvre des réformes démocratiques".

Le problème, c'est le régime terroriste qui a truqué les élections l'année dernière, qui viole régulièrement la constitution et enfreint le droit international
Svetlana Tikhanovskaïa
dirigeante de l'opposition bélarusse en exil

C'est une alerte à la bombe "mensongère" qui est à l'origine de atterrissage forcé dans la capitale bélarusse. Minsk dément et a invité des organisations internationales à venir établir "les circonstances" du détournement de l'avion.

Allié stratégique du régime bélarus, la Russie a qualifié la décision de l'UE de "précipitée" et de "très coûteuse pour les compagnies aériennes". Le chef de la diplomatie russe et son homologue bélarus ont appelé à une "enquête complète et objective menée par des organes d'experts compétents".La Chine a de son côté appelé toutes les parties à la retenue, affirmant que les circonstances de l'incident restaient encore à éclaircir.

Au même moment, au Bélarus, la répression des voix discordantes se poursuit. Sept opposants, dont le dirigeant d'un parti d'opposition, Pavel Severinets, ont été condamnés ce mardi pour leur participation au mouvement de contestation qui a suivi l'élection présidentielle l'an dernier. Ils ont écopé de peines de 4 à 7 ans de prison.