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Espace : Thomas Pesquet entame sa troisième sortie spatiale

Par Vincent Coste avec AFP
Thomas Pesquet testant sa combinaison spatiale avec les astronautes américains Mark Vande Hei et  Megan McArthur, à bord de l'ISS
Thomas Pesquet testant sa combinaison spatiale avec les astronautes américains Mark Vande Hei et Megan McArthur, à bord de l'ISS   -   Tous droits réservés  NASA   -   CC BY-NC-ND 2.0
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Faire le vide, pour sortir dans... le vide spatial. C'est un peu l'état d'esprit, comme un grand sportif avant une grande rencontre, dans lequel Thomas Pesquet doit se trouver en ce moment en effectuant sa troisième sortie extra-véhiculaire (EVA), comme on dit dans le jargon. Le spationaute français, en effet, s'est élancé hors de la Station spatiale internationale, en compagnie de l'astronaute américain Shane Kimbrough.

A 400 kilomètres au-dessus de nos têtes, la mission des deux hommes, arrivés dans l'ISS en avril dernier, est d'installer un panneau solaire sur la Station internationale. Durant cette EVA, qui devrait durer jusqu'à six heures, les mécanos de l'espace doivent ainsi déployer un équipement "nouvelle génération" de 19 mètres de long et pesant 350 kilos.

Une responsable de la Nasa, en charge des sorties orbitales, a indiqué que cette EVA n'allait pas être une promenade de santé, indiquant même qu'elle serait "plutôt complexe".

"Il y a une appréhension, ce sont des années de boulot pour des centaines de personnes, on n'a pas envie de faire une erreur et de casser un équipement qui a coûté un million de dollars", a confié Thomas Pesquet dans son journal de bord sur la radio publique France Inter.

A l'inverse de ses deux précédentes sortie lors de sa première mission dans l'ISS en 2017, déjà avec Shane Kimbrough, l'astronaute de l'Agence spatiale européenne (ESA) aura ce mercredi, le rôle de "EVA 1", l'Américain sera, lui, "EVA 2".

"Le n°1, c'est le chef en gros. Maintenant, je ne suis plus le petit jeune", a expliqué le Français de 43 ans. "J'ai hâte que Thomas soit dans ce rôle et d'être un bon soutien", a déclaré son compagnon de cordée de 54 ans.

Ensemble, ils réitéreront dimanche prochain la même chorégraphie en apesanteur, solidement arrimés par un câble à la Station internationale, pour installer un second panneau solaire se trouvant sur le côté tribord de la station. A terme, l'ISS sera pourvue de six nouveaux panneaux de nouvelle génération, baptisés iROSA. L'objectif de la pose de ces dispositifs est de permettre d'augmenter la puissance de l'ISS "de 20 à 30 %" selon la Nasa.

Boeing/Nasa
L'ISS équipée des six panneaux iROSA, les plus petits sur cette illustration. Le 2B (en haut tout à droite) sera installé le 16 juin et le 4B (en bas tout à droite) le 20 juinBoeing/Nasa

Ces nouveaux panneaux solaires viendront s'ajouter aux huit paires de panneaux déjà existants, dont la première paire avait été déployée en décembre 2000.

"Un rêve dans le rêve" à suivre en direct

Thomas Pesquet, toujours sur France Inter, a confié que les sorties extra-véhiculaires représentent pour lui "un rêve dans le rêve" ajoutant que c'est "la manière ultime de voler", comme de faire "l'escalade en armure".

La sortie spatiale des deux astronautes est diffusée en direct par l'Agence spatiale américaine. La Nasa propose de suivre, à partir de 12h30 (heure de Bruxelles), Thomas Pesquet et Shane Kimbrough, de leur préparation à leur retour dans l'ISS, tout en commentant les différentes étapes de la mission confiée aux deux astronautes, engoncés plusieurs heures dans l'inconfort de leur combinaison.