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Le Tribunal Spécial pour le Liban pourrait fermer, par manque de ressources financières

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Par Laurence Alexandrowicz
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Le Tribunal Spécial pour le Liban à La Haye
Le Tribunal Spécial pour le Liban à La Haye   -   Tous droits réservés  Fred TANNEAU, AFP
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Le Tribunal Spécial pour le Liban (TSL) va-t-il devoir fermer ? L'institution basée à la Haye aux Pays-bas, n'a plus les ressources financières pour poursuivre son objectif : juger les auteurs d’attaques terroristes commises dans les années 2000 contre des responsables politiques et des journalistes libanais.

L'affaire la plus emblématique, c'est l'assassinat en 2005 du Premier ministre libanais Rafic Hariri. Le Tribunal Spécial demande au conseil de sécurité de l'ONU de se prononcer sur la suite à donner aux deux procès en cours.

Pour fermer, il faut néanmoins liquider les deux affaires toujours en cours à Leidschendam, banlieue de La Haye, aux Pays-Bas, où siège ce tribunal. Dans le procès Hariri, le procureur et la défense ont fait appel contre un jugement rendu en août dernier, où un seul des quatre accusés est condamné, Salim Ayyash. Dans le second procès, Salim Hayyash, est à nouveau poursuivi dans les tentatives d’attentats de deux politiciens et l'assassinat d'un troisième.

Mais pourquoi le TSL ne peut-il plus fonctionner?

Le TSL est financé à moitié par le Liban, et par des contributions volontaires d'États, dont la France. Alors que le pays est ravagé par une crise économique, Beyrouth ne peut plus payer.

Si le Tribunal Spécial pour le Liban ferme, justice sera-t-elle rendue? Le Tribunal spécial pour le Liban a demandé au Conseil de sécurité des Nations unies, le 13 juillet dernier, de se prononcer sur la suite à donner aux procès en cours.