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Les incendies continuent de faire rage en Grèce et en Turquie, nouvelles évacuations cette nuit

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Par euronews avec AFP
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Les incendies continuent de faire rage en Grèce et en Turquie, nouvelles évacuations cette nuit
Tous droits réservés  Thanassis Stavrakis/Copyright 2021 The Associated Press. All rights reserved
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Emmener ce qu'ils peuvent et quitter leurs maisons le plus vite possible. Dans le village de Limni, sur l'île grecque d'Eubée, plusieurs centaines d'habitants sont évacués par ferry, alors que derrière eux, les flammes continuent de ravager le décor.

Sur les plus de 150 feux dénombrés dans la journée de vendredi, une soixantaine continuaient de faire rage, selon les autorités grecques.

Dans le sud du Péloponnèse, plus de 5 000 habitants et touristes de la ville de Gytheio ont été évacués vers une ville voisine, selon le média public ERT.

Au nord d'Athènes, l'important incendie qui s'est déclaré en début de semaine, au pied du mont Parnès, a repris avec virulence et a causé la mort de deux personnes.

Du côté turc de la mer Egée, 208 feux ont été dénombrés depuis fin juillet, et 12 étaient toujours actifs vendredi. Cinq provinces turques sont touchées, dont les régions touristiques d'Antalya et de Mugla. En tout, huit personnes sont mortes et des dizaines d'autres ont été hospitalisées.

Avec un mercure oscillant entre 40 et 45 degrés, la Grèce et la Turquie connaissent une canicule exceptionnelle, la "pire" pour les Grecs en trois décennies, selon le chef du gouvernement Kyriakos Mitsotakis.

Et ce n'est que le début...

Des vagues de chaleur et de sécheresse qui devraient devenir de plus en plus fréquentes, sous l'effet du réchauffement climatique.

La Méditerranée sera en effet touchée par des canicules, sécheresses et feux de forêt bien pires avec le réchauffement climatique, selon une version préliminaire d'un rapport de l'Onu que l'AFP a obtenu en exclusivité.

Sans être la région du monde qui souffrira le plus des hausses de températures, la région, forte de 500 millions d'habitants, est qualifiée de "point chaud du changement climatique" par ce rapport.

"Les raisons d'inquiétude comprennent des risques liés à la hausse du niveau de la mer, à la perte de la biodiversité terrestre et marine, des risques liés aux sécheresses, feux de forêt et altérations du cycle de l'eau, la production alimentaire menacée, des risques pour la santé dans des agglomérations urbaines et rurales liées aux canicules" et aux moustiques vecteurs de maladies.

Selon ce texte provisoire, les températures devraient grimper plus vite autour de la Méditerranée qu'au niveau mondial au cours des prochaines décennies.