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"Mensonge, duplicité, crise grave" : Paris ne décolère pas dans l'affaire des sous-marins

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Par Laurence Alexandrowicz
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Emmanuel Macron en mai 2018 en Australie
Emmanuel Macron en mai 2018 en Australie   -   Tous droits réservés  AFP
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L'ambassadeur de France en Australie quitte Canberra, l'homme et sa valise sont le symbole d'une relation ternie entre ce pays et Paris. Le gouvernement français ne décolère pas après la décision australienne de renoncer à acheter les sous-marins commandés à la France, et de conclure un nouvel accord avec les Etats-Unis.

Hier, le ministre australien des Finances Simon Birmingham a répété que son pays avait informé Paris "à la première occasion possible, avant que l'affaire ne devienne publique".

"C'est très symbolique, a commenté Jean-Yves Le Drian, chef de la diplomatie française. Il y a eu mensonge, il y a eu duplicité, il y a eu rupture majeure de confiance, il y a eu mépris donc ça ne va pas entre nous. Il y a crise. A ce moment là il y a d'abord un aspect symbolique. On rappelle nos ambassadeurs pour essayer de comprendre, de montrer à nos anciens partenaires qu'il y a vraiment une crise grave entre nous."

Le volte-face de l'Australie

L'Australie se défend en affirmant que l'accord avec la France a dépassé le budget initial et pris des années de retard. Le "contrat du siècle" concernant 12 sous-marins avait été signé pour 56 milliards d'euros en 2016.

Mais Washington, Canberra et Londres ont annoncé mercredi un partenariat stratégique pour contrer la Chine, AUKUS, incluant la fourniture de sous-marins américains.