DERNIERE MINUTE
This content is not available in your region

Joe Biden assure à l'ONU qu'il ne veut pas de "Guerre froide" avec la Chine

Access to the comments Discussion
Par Euronews avec AFP
euronews_icons_loading
Joe Biden assure à l'ONU qu'il ne veut pas de "Guerre froide" avec la Chine
Tous droits réservés  Evan Vucci/Copyright 2021 The Associated Press. All rights reserved
Taille du texte Aa Aa

Joe Biden a affirmé mardi devant l'ONU qu'il ne voulait pas d'une "nouvelle Guerre froide" avec la Chine, et a défendu son attachement à la diplomatie et au multilatéralisme face à des alliés européens qui l'accusent de faire trop souvent cavalier seul.

"Nous ne voulons pas d'une nouvelle Guerre froide, ou d'un monde divisé en blocs rigides", a lancé le président des Etats-Unis pour le premier discours de son mandat à l'Assemblée générale des Nations unies. Pour autant, "les Etats-Unis vont participer à la compétition, et y participer avec vigueur", a-t-il prévenu en livrant sa vision de la confrontation avec Pékin, sans nommer directement la puissance rivale.

"Avec nos valeurs et notre force, nous allons défendre nos alliés et nos amis, et nous opposer aux tentatives des pays plus forts de dominer les plus faibles", a-t-il martelé. Le président Biden, engagé dans un combat contre les "autocraties", a aussi promis de "défendre la démocratie".

En prélude à cet échange, le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres avait mis en garde Washington et Pékin contre une dégradation des crises mondiales qui serait "beaucoup moins prévisible que la Guerre froide", et a appelé les deux superpuissances au "dialogue" et à la compréhension.

Nouvel effort financier sur la pandémie et le changement climatique

Le président américain Joe Biden a également promis d'augmenter les efforts internationaux des Etats-Unis pour lutter à la fois contre la pandémie et contre le changement climatique.

Washington va "annoncer des engagements supplémentaires" pour doper la vaccination dans les pays les moins avancés mercredi, lors d'un sommet virtuel qu'il organise, a indiqué Joe Biden dans un discours devant l'Assemblée générale de l'ONU.

Le président américain a également promis de travailler avec le Congrès américain pour "doubler à nouveau" le montant de l'aide internationale accordée par les Etats-Unis aux pays les moins avancés pour faire face au changement climatique. Selon des experts, cela signifie un engagement d'environ 11 milliards de dollars par an.

"Avec notre aide, ainsi qu'un capital accru du privé et d'autres donateurs, nous serons capables d'atteindre le but de mobiliser 100 milliards de dollars pour soutenir l'action climatique dans les pays en développement", a-t-il ajouté.

"Solution à deux Etats"

Les pays développés se sont en effet engagés en 2009 à Copenhague à mobiliser 100 milliards de dollars par an entre 2020 et 2025 pour cette assistance, mais le plan de financement, qui doit être annoncé lors de la COP26, a pris du retard.

Le président de la COP26, Alok Sharma, a déclaré sur Twitter "accueillir avec force" la promesse de Joe Biden. "Nous devons poursuivre cet élan", a-t-il ajouté. Le président Biden a également promis que les Etats-Unis s'engageaient à investir "10 milliards de dollars pour faire cesser la faim et investir dans le système alimentaire" aux Etats-Unis et à l'étranger.

Concernant le conflit israélo-palestine, Joe Biden a estimé que la "solution à deux Etats", c'est-à-dire la création d'un Etat palestinien aux côtés de l'Etat israélien, était "la meilleure" pour résoudre le conflit, dans un discours devant l'Assemblée générale des Nations unies.

"Je continue à croire que la solution à deux Etats est la meilleure pour assurer l'avenir d'Israël en tant qu'Etat juif démocratique, vivant en paix aux côtés d'un Etat palestinien viable, souverain et démocratique", a déclaré le président américain, ajoutant: "Nous sommes actuellement loin de cet objectif, mais nous ne devons jamais renoncer à croire qu'un progrès est possible".