This content is not available in your region

Le Premier ministre soudanais a été relâché, selon des responsables militaires

Access to the comments Discussion
Par Euronews  avec AFP
euronews_icons_loading
People burn tires during a protest a day after the military seized power Khartoum, Sudan, Tuesday, Oct. 26, 2021.
People burn tires during a protest a day after the military seized power Khartoum, Sudan, Tuesday, Oct. 26, 2021.   -   Tous droits réservés  Marwan Ali/Copyright 2021 The Associated Press. All rights reserved.

À Khartoum, les Soudanais protestent contre le coup d'Etat militaire de lundi et les manifestants ont transformé la capitale du pays en ville morte.

Selon des responsables militaires cités l'Agence France-Presse, le Premier ministre renversé Abdallah Hamdok a été ramené chez lui en début de soirée.

L'ONU demandait sa libération ainsi que celle des responsables détenus par les putschistes.

Le général qui a pris le pouvoir s'est exprimé pour la première fois, admet avoir "arrêté des ministres et des politiciens" et il dit avoir "mis à l'abri" le Premier ministre Abdallah Hamdok.

Plus tôt, les déclarations ambigües d'Abdel Fattah al-Burhan, général au pouvoir au Soudan, avaient inquiété la communauté internationale : "le Premier ministre (Abdalla Hamdok) était chez lui, mais nous avions peur qu'il soit blessé. Il est maintenant chez moi, nous étions assis ensemble hier soir, et il continue de vivre normalement. Il rentrera chez lui lorsque la crise sera terminée et que toutes les menaces auront disparu, mais pour l'instant, il reste chez moi."

Les forces de sécurité ont tiré ce mardi soir à Khartoum des gaz lacrymogènes contre des manifestants opposés au putsch. Ils bloquaient un important axe routier de la capitale soudanaise, ont indiqué des témoins à l'AFP.

Selon un syndicat de médecins pro-démocratie, depuis lundi au moins quatre manifestants ont été tués et quatre-vingts autres blessés dans des affrontements avec l'armée.

À Khartoum, les Soudanais qui bloquent les routes en signe de protestation disent vouloir "sauver" la "révolution" qui a renversé Omar el-Béchir en 2019.