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Climat : fonte du permafrost et des glaciers dans le Grand Nord suédois

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Par euronews  avec AFP
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Climat : fonte du permafrost et des glaciers dans le Grand Nord suédois
Tous droits réservés  AFP (Videostandbild)

En Arctique, le réchauffement climatique est trois fois plus rapide qu'ailleurs. Dans le Grand Nord de la Suède, le Kebnekaise, est le témoin silencieux des changements qui sont à l'oeuvre. Dans cette région, les glaciers subissent une fonte accélérée. Résultat : il y a deux ans, ce pic a perdu de l'altitude et son titre de plus haut sommet du pays. Ninis Rosqvist, glaciologue, scrute depuis des années le phénomène.

"Je pense que les glaciers d'ici vont continuer à fondre parce qu'il fait toujours plus chaud et que nous n'avons pas encore réduit nos émissions, mais nous pouvons peut-être arrêter la fonte des plus grandes nappes glaciaires et alors les connaissances que nous avons d'ici pourront aider", dit-elle.

La température annuelle moyenne dans l’Arctique a augmenté de 3,1 degrés Celsius depuis un demi-siècle, contre 1°C sur la planète dans son ensemble.

Dans cette partie du grand nord suédois, la communauté sami vit de l'élevage de rennes. Elle subit de plein fouet les effets du réchauffement. La neige qui restait gelée toute la saison froide, fond et regèle régulièrement désormais, un phénomène qui empêche les animaux de se nourrir.

"De nos jours, il peut pleuvoir pendant des semaines, puis c ette pluie se transforme en neige et cela crée une couche de glace persistante sur les lichens, ce qui empêche les rennes de s'en nourrir", témoigne Tomas Kuhmunen, éleveur de rennes.

Mais ici le problème majeur, c'est la fonte du sol souterrain gelé, autrement dit le permafrost.

"Le permafrost renferme des stocks énorme de carbone, tant qu'il est gelé, c'est une bonne chose, mais lorsqu'il commence à dégeler, une partie de ce carbone se retrouve dans les eaux et dans l'atmosphère, ce qui entraîne un réchauffement encore plus important du climat", explique Keith Larson, spécialiste du sujet.

La fonte du permafrost est une "bombe à retardement" pour le climat alertent les scientifiques. Le risque : atteindre un point de basculement, un seuil critique au-delà duquel le changement de l'écosystème est irréversible.

Entre le méthane et le CO2, ce sous-sol contient quelque 1700 milliards de tonnes de carbone organique, presque deux fois la quantité de carbone déjà présente dans l'atmosphère.