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Pêche : la France n'appliquera pas de sanctions avant une réunion prévue jeudi

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Par euronews  avec AFP
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Emmanuel Macron et Boris Johnson à Glasgow le 1er novembre 2021
Emmanuel Macron et Boris Johnson à Glasgow le 1er novembre 2021   -   Tous droits réservés  Christopher Furlong/AP

La France n'appliquera pas de sanctions à l'encontre des Britanniques avant une réunion ministérielle ce jeudi à Paris, à laquelle est convié le secrétaire d'Etat britannique chargé du Brexit David Frost pour régler le litige sur la pêche, a annoncé lundi soir l'Elysée.

Le secrétaire d'Etat chargé des Affaires européennes, Clément Beaune, a convié le responsable chargé du Brexit "pour une discussion approfondie" et "les mesures annoncées et préparées par la France ne seront pas appliquées avant cette réunion" afin de favoriser le dialogue, a ajouté l'Elysée qui avait menacé de sanctions dès lundi à minuit.

La crise de la pêche post-brexit n'en finit pas de susciter des remous diplomatiques, si bien que Paris s'apprêtait à prendre des mesures de rétorsion : si le Royaume-Uni n'accordait pas davantage de licences aux bateaux français qui viennent pêcher dans ses eaux, alors Paris interdirait aux navires britanniques de décharger leurs cargaisons dans les ports français.

La cheffe de la diplomatique britannique, Liz Truss, dénonçait l'attitude des Français : "Ils ont fait des menaces complètement déraisonnables à l'égard de notre industrie de la pêche. Ils doivent retirer leurs menaces ou bien nous utiliserons le mécanisme de règlement des différends dans le cadre de l'accord de Brexit pour prendre des mesures."

Les Français ont fait des menaces complètement déraisonnables à l'égard de notre industrie de la pêche.
Lizz Truss
Cheffe de la diplomatie britannique

Un accord flou sur la pêche

L'accord de Brexit prévoit que les pêcheurs européens peuvent continuer à travailler dans certaines eaux britanniques à condition de pouvoir prouver qu'ils y pêchaient auparavant.

Mais Londres et Paris se disputent sur la nature et l'ampleur des justificatifs à fournir.

Jusqu'à présent, le Royaume-Uni a accordé près de 200 licences aux bateaux français, alors que la France en réclame le double.