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L'ancienne otage française Sophie Pétronin est de retour au Mali

Sophie Pétronin quelques heures après sa libération le 8 octobre 2020 (Bamako, Mali)
Sophie Pétronin quelques heures après sa libération le 8 octobre 2020 (Bamako, Mali) Tous droits réservés STRINGER/AFP or licensors
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Par Maxime Bayce
Publié le Mis à jour
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L'humanitaire, aujourd'hui âgée de 76 ans, a réussi à revenir au Mali depuis le mois de mars. Elle y vivait discrètement jusqu'à la publication, il y a quelques jours, d'un étrange avis de recherche de la gendarmerie malienne.

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L'ex-otage, libérée en octobre 2020, est repartie discrètement au Mali depuis plusieurs mois. Elle y est actuellement recherchée par les forces de sécurité. Selon un journaliste qui a pu s'entretenir avec elle, elle n'est pourtant absolument pas portée disparue et se trouve quelque part dans le pays.

Le Mali lui manquait beaucoup trop. Sophie Pétronin, 76 ans et ancienne otage aux mains des djihadistes dans le nord du pays, y est de retour depuis le mois de mars. C’est ce qu’affirme le journaliste Anthony Fouchard qui fait le récit de ses derniers mois.

Sur le site de nos confrères de Médiapart, ce dernier raconte comment après quelques mois passés en Suisse, aux côtés de son fils Sébastien qui s’était battu pour sa libération, Sophie Pétronin a décidé de retourner dans son pays d’adoption ; elle s’y était installée en 2001 avant de fonder une ONG trois années plus tard.

Une fille au Mali

Face à l'impossibilité d'obtenir un visa pour le Mali, Sophie Pétronin a organisé sa "fuite" en passant par le Sénégal, pays sans procédure de visa pour les ressortissants français. Elle a réussi à embarquer d’un aéroport suisse en compagnie de son fils et sous sa réelle identité en prétextant des vacances.

Du Sénégal, l’ancienne humanitaire a ensuite pu rejoindre en bus le Mali. A la frontière, elle raconte avoir été reconnue par des policiers qui l'ont tout de même laissée pénétrer sur le territoire.

Sophie Pétronin révèle l’existence d'une fille adoptivenommée Zeinabou, âgée d'une vingtaine d'années, avec qui elle vivait lorsqu’elle habitait encore à Gao. Séparées durant les quatre années qu’a duré sa séquestration dans le désert, l'ancienne laborantine et sa fille voulaient se retrouver. Cette absence semble avoir été l’un des élément clés dans la décision de la septuagénaire. Elles ont ainsi pu se rejoindre au Mali où elles vivaient ensemble ces derniers temps discrètement mais tranquillement à Bamako.

Tranquillement jusqu’au 30 octobre dernier en tout cas, lorsque les forces de sécurité maliennes ont émis un avis de recherche à son encontre. Dans le document révélé par un journaliste malien sur Twitter et que les rédactions de Médiapart et de France Inter ont pu faire authentifier, le directeur général de la gendarmerie malienne demande de retrouver Sophie Pétronin et affirme qu’elle aurait été vue pour la dernière fois dans la région de Sikasso, ville située à près de 400 km au sud-est de Bamako.

L’ancienne otage affirme, elle, ne s'être absolument pas rendue là-bas ces derniers mois et dit ne pas comprendre le sens de cet avis de recherche.

Selon Anthony Fouchard, Sophie Pétronin n’est donc absolument pas portée disparue, contrairement à ce que plusieurs titres de presse avaient pu laisser entendre. Dans un entretien à TV5 monde, il affirme qu’"elle se trouve au Mali et n’est pas absolument pas otage".

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