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Vaccination contre le Covid-19 en Europe : les enfants entre 5 et 11 ans aussi

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Par Christelle Petrongari
Vaccination contre le Covid-19 en Europe : les enfants entre 5 et 11 ans aussi
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Le variant Omicron continue de se propager à vitesse grand V sur l'ensemble de la planète.

Avec 66,6% de la population européenne désormais entièrement vaccinée contre le virus, le bloc est bien préparé indique Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne. Mais la prudence reste de mise : 

"Si vous regardez le temps qu'il faut pour les nouveaux cas, pour doubler en nombre, il semble doubler tous les deux ou trois jours. Et c'est énorme. On nous dit qu'à la mi-janvier, nous devrions nous attendre à ce qu'Omicron soit le nouveau variant dominant en Europe."

Alors que de nombreux pays se sont lancés dans l'administration d'une troisième dose de vaccin pour contrer cette nouvelle vague, l'Agence européenne des médicaments (EMA) a déclaré mercredi que le vaccin de Johnson & Johnson pouvait être utilisé pour des doses de rappel chez les plus de 18 ans.

Les enfants vaccinés aussi

Pour contrer cette nouvelle vague, la vaccination des enfants a commencé ce mercredi dans plusieurs pays d'Europe. Après le Danemark et l'Autriche, on vaccine les 5-11 ans avec une version du vaccin Pfizer moins forte que celle destinée aux adultes en Allemagne, en Espagne, en Grèce, en France ou encore en Hongrie. Cette tranche d'âge est actuellement la plus touchée par les contaminations.

  • En Allemagne, outre Berlin, la région de Bavière (sud) a elle aussi lancé sa campagne. A quelques jours des fêtes de fin d'année et après des semaines d'atermoiements de la commission vaccinale allemande, ces "Länder" ont choisi de préconiser la vaccination des enfants présentant des facteurs de risques ou dont l'entourage présente des comorbidités. Outre la vaccination chez les médecins, des actions d'envergure sont prévues au zoo de Berlin et au muséum d'histoire naturelle, ou encore dans les écoles.
  • L'Espagne, l'un des champions de la vaccination en Europe, a entamé sa campagne à destination de tous les enfants de 5 à 11 ans dans les écoles, les vaccinodromes ou les hôpitaux, selon les régions. Son Premier ministre Pedro Sanchez a indiqué espérer que cet élargissement de la vaccination aux enfants fasse du pays "un exemple pour le monde".

 

Même s'il y a plus d'indécision que lors de la campagne de vaccination des adultes, 74% des parents comptent faire vacciner leur enfant en Espagne, selon un sondage.

Une campagne gouvernementale à la télévision met en scène des enfants se réjouissant que cela soit "leur tour" d'être vaccinés pour faire comme "papi et mamie, papa et maman, tatie et tonton, la maîtresse" et pouvoir "embrasser sans limite, aider à en finir avec ce virus et protéger les personnes âgées".

  • Plus de 30.000 parents ont pris rendez-vous en Grèce pour faire vacciner leur enfant alors que la campagne débute également mercredi dans ce pays, comme en Hongrie. 
  • D'autres pays comme l'Italie, la Pologne (où de nouvelles restrictions ont été introduites mercredi), le Portugal ou Chypre démarreront leur campagne dans les prochains jours.
  • En France, seule la vaccination des enfants risquant de développer des formes graves a été approuvée, mais le gouvernement a dit envisager de l'élargir "à tous les enfants" sur la base du volontariat.

Nouveau retard pour le vaccin Sanofi

A noter qu'il faudra encore attendre pour voir sur le marché le vaccin du groupe français Sanofi. Les résultats pour ses essais sont reportés au premier trimestre 2022, ce qui repousse d'autant une mise sur le marché. Mais les résultats intermédiaires sont encourageants. Une dose unique de rappel du candidat-vaccin de Sanofi et GSK a en effet "permis d'obtenir des réponses immunitaires fortes", fait valoir le laboratoire dans un communiqué.

Les résultats de cet essai montrent ainsi une multiplication de l'ordre de 9 à 43 des anticorps neutralisants, quel que soit le vaccin reçu en primo-vaccination.

Contrairement à ses concurrents, pas d'ARN messager pour le futur vaccin Sanofi mais l'utilisation d'une protéine comme antigène pour aider l'organisme à reconnaître le virus.

Sources additionnelles • AFP