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En Ukraine, des civils se tiennent prêts en cas d'attaque russe sur leur territoire

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Par Julien Pavy  avec AFP
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En Ukraine, des civils se tiennent prêts en cas d'attaque russe sur leur territoire
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Des civils ukrainiens participent volontairement à un entraînement militaire. Ils veulent être prêts à défendre leurs pays en cas d'invasion russe sur leur territoire, alors que le risque d'une nouvelle attaque n'a jamais semblé aussi grand depuis l'annexion de la Crimée en 2014.

"C'est important qu'on puisse savoir se défendre, dit ce volontaire. _La guerre dans notre pays dure depuis 8 ans. Je pense que tout le monde devrait au moins avoir une arme. Les pays de l’Otan ne vont pas se battre pour nous. C'est évident. Il faut donc que nous soyons prêts à nous défendre nous-mêmes."
_

"Nous ne savons pas s'il y aura une nouvelle offensive ou non des Russes. Mais, la menace est bien réelle", ajoute un volontaire.

Les pays de l’Otan ne vont pas se battre pour nous.
Un volontaire ukrainien

Des bunkers remis en service à Kiev

A Kiev, aussi on se prépare au pire. Dans les sous-sols de la capitale ukrainienne, d'anciens bunkers sont remis en état. Situés sous les bâtiments ou dans les stations de métro, ces abris avaient été construits à l'époque de la guerre froide pour protéger les civils d'une attaque occidentale... Aujourd'hui, la menace vient de l'est.

"Depuis 2014, suite à l'annexion de la Crimée et la guerre dans l'est de l'Ukraine, nous avons remis en état les caves. Il y a du papier toilette, des respirateurs, des bougies, du savon. Environ 68 personnes peuvent tenir dans ce bunker", souligne Igor Overchuk, inspecteur de bunker.

Discussions entre Moscou et les Occidentaux

Sur le plan diplomatique, Moscou et les Occidentaux ont engagé une série de tractations pour désamorcer la crise ukrainienne. Des discussions ont lieu ce mercredi au siège de l'Otan dans le but notamment d'obtenir le retrait des 100 000 soldats russes massés actuellement à la frontière ukrainienne. Moscou dit n'avoir aucune velléité d'attaque mais exige des garanties, en particulier que l'Ukraine n'adhère pas à l'Otan.