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La Russie pourrait attaquer l'Ukraine avant la fin des Jeux Olympiques

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Par Christelle Pétrongari  avec AFP
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La Russie pourrait attaquer l'Ukraine avant la fin des Jeux Olympiques
Tous droits réservés  AP/Russian Defense Ministry Press Service

Une invasion à tout moment. Les Etats-Unis en sont convaincus, Moscou n'attendra pas la fin des Jeux Olympiques pour attaquer l'Ukraine. Anthony Blinken, le secrétaire d'Etat américain assure que le Kremlin continue d'amasser des hommes à la frontière ukrainienne. Les Occidentaux se disent prêts à tous les scénarios avec une riposte sans précédent en cas de guerre.

"Nous sommes dans la fenêtre où une invasion pourrait commencer à tout moment, si Vladimir Poutine décide de l'ordonner, je ne commenterai pas les détails de nos informations. Mais je veux être clair : elle pourrait commencer pendant les Jeux olympiques, malgré de nombreuses spéculations selon lesquelles elle n'aurait lieu qu'après les Jeux" explique Jake Sullivan, conseiller de la Maison Blanche pour la sécurité nationale.

Selon lui, une telle offensive est une "possibilité très, très réelle", mais le renseignement américain ne sait pas si le président russe "a pris une décision définitive" ou non.

Dans la foulée de ces annonces, Wall Street a accusé un fort repli, tandis que les cours du pétrole montaient en flèche.

Manœuvres militaires russes

En parallèle de ce constat, la Russie a annoncé de nouvelles manœuvres militaires à la frontière ukrainienne.

Alors qu'elle mène déjà depuis jeudi des exercices d'envergure au Bélarus, également voisin de l'Ukraine, Moscou a annoncé vendredi d'autres entraînements aux "missions de combat" dans la région frontalière russe de Rostov, avec des centaines de soldats et des chars.

Quitter l'Ukraine

Signe que la guerre pourrait se rapprocher, l'Union européenne, le Royaume-Uni et la Norvège conseillent à leur tour à leurs ressortissants de quitter l'Ukraine. Washington annonce l'envoi de 3000 soldats américains supplémentaires en Pologne. Ils rejoindront quelque 2000 soldats de la 82e division dont 1700 en Pologne et 300 en Allemagne, où est basé le commandement des forces américaines en Europe.

Ils sont déployés pour rassurer les alliés de l'Otan, dissuader de toute attaque potentielle contre le flanc Est de l'Otan, former les forces du pays hôte et contribuer à un vaste éventail de tâches", a-t-il ajouté.

Ils s'ajoutent aux quelque 80 000 soldats américains déjà stationnés en Europe, que ce soit sur une base permanente ou par rotation.

Empêcher une guerre

Malgré tout, les Occidentaux veulent encore croire à la diplomatie, le président français Emmanuel Macron et son homologue russe Vladimir Poutine doivent s'entretenir ce samedi.La Maison Blanche a fait savoir que Joe Biden envisageait également d'appeler Vladimir Poutine pour tenter de le dissuader d'envahir l'Ukraine.

Les dirigeants occidentaux se sont entretenus vendredi après-midi. "Les alliés sont déterminés à prendre ensemble des sanctions rapides et drastiques contre la Russie en cas de nouvelles violations de l'intégrité territoriale et de la souveraineté de l'Ukraine", a tweeté le porte-parole du chancelier allemand, à l'issue de cette réunion. "Tous les efforts diplomatiques visent à persuader Moscou d'aller vers une désescalade. Le but est d'empêcher une guerre en Europe".

Des Occidentaux qui affichent leur soutien à la souveraineté et à l'intégrité territoriale de l'Ukraine.

Sanctions drastiques

Ursula von der Leyen a réaffirmé que "toutes les options étaient sur la table et que les sanctions concerneraient les secteurs financier et énergétique, ainsi que les exportations de produits de haute technologie", ont précisé ses services.

La Maison Blanche a loué l'unité "remarquable" des Occidentaux face à ce qu'ils considèrent être le moment le plus dangereux pour l'Europe depuis la fin de la Guerre froide il y a trente ans.

Les Américains, qui ont partagé avec leurs alliés les analyses de leurs services de renseignement, ont esquissé un scénario dramatique en cas d'offensive russe.

Celle-ci "commencerait probablement par des bombardements aériens et des tirs de missiles qui pourraient évidemment tuer des civils", a dit Jake Sullivan devant la presse. Elle pourrait aussi inclure "un assaut rapide" contre Kiev.