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Témoignage | Le calvaire des Ukrainiens qui ont dû tout quitter pour se réfugier en Pologne

Témoignage | Le calvaire des Ukrainiens qui ont dû tout quitter pour se réfugier en Pologne
Tous droits réservés Visar Kryeziu/Copyright 2022 The Associated Press. All rights reserved.
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Par Monica Pinna
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Les réfugiés ukrainiens arrivent en Pologne avec des valises légères dans les mains, mais un lourd fardeau sur leurs épaules. Poser le pied sur le sol polonais signifie pour eux, sécurité, mais aussi tristesse. Ces femmes, qui ont dû tout quitter, ont parlé à euronews :

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Selon l'ONU, depuis le début de l'invasion russe, près de 1,37 million de personnes ont déjà fui l'Ukraine, et plus de 750 000 personnes se sont réfugiées en Pologne.

Avec une telle évolution des mouvements de population, le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés, estime que "4 millions de personnes pourraient fuir l’Ukraine dans les semaines et les mois à venir".

Les réfugiés ukrainiens arrivent en Pologne avec des valises légères dans les mains, mais un lourd fardeau sur leurs épaules. Poser le pied sur le sol polonais signifie pour eux, sécurité, mais aussi tristesse.

Les réfugiés, principalement des femmes et des enfants, arrivent tous les jours dans ce centre d'accueil près de la frontière, à Przemysl. Beaucoup ont laissé derrière eux des proches qui sont restés pour se battre.

**Ces femmes, qui ont dû tout quitter, ont parlé à euronews :  **

"J'ai perdu ma maison, j'ai tout perdu"

"Je veux rentrer chez moi. Je veux retourner à Kiev dans mon appartement. Je ne veux aller nulle part ailleurs. Regardez ce qu'ils nous ont fait. Cela pourrait arriver à n'importe qui", raconte Liuba qui ne peut plus retenir ses larmes. 

Ici tous les chemins se croisent ici. Ces gens viennent de toute l'Ukraine, et ils sont épuisés par un long voyage. 

Alina Kosinska est dentiste à Zaporijjia, elle vient d'apprendre que la centrale nucléaire près de sa ville a été bombardée: "J'ai perdu ma maison, j'ai tout perdu. J'avais un travail là-bas, et maintenant j'ai dois fuir mon pays parce qu'un fou le souhaite, et je ne sais même pas ce qu'il veut".

euronews
Alina Kosinska, une Ukrainienne qui a dû quitter sa ville, Zaporijiaeuronews

Les réfugiés attendent dans le froid. Pour beaucoup, ce n'est qu'une escale vers des destinations encore inconnues.

"Je pense que nous allons gagner la guerre parce que..."

Veronika Kilchitzka a seulement 20 ans et fait partie de ces personnes qui ont tout abandonné, mais elle reste optimiste pour la suite : 

"Vraiment personne ne s'attendait à ça, tout s'est passé tellement vite. Personnellement, je n'arrive toujours pas à y croire. Le monde entier en parle. C'est effrayant de penser que quelque chose comme ça puisse se produire au 21e siècle. Mais je crois en nos hommes, ceux qui se sont portés volontaires pour défendre notre pays. Je pense que nous allons gagner, parce que la Russie se bat avec une armée, alors que chez nous, c'est le peuple qui se bat."

La Pologne s'organise pour recevoir les réfugiés

euronews
Monica Pinna, Euronewseuronews

Les autorités polonaises tentent de s'adapter rapidement pour faire face à l'exode ukrainien. Notre envoyée spéciale, Monica Pinna témoigne de l'un de ces centres :

"Nous sommes dans un ancien supermarché qui a été transformé en centre d'accueil pour les réfugiés. Ils arrivent continuellement, certains attendent quelques heures pour prendre un autre bus, tandis que d'autres passent la nuit ici, le temps de savoir où aller."

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