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Guerre en Ukraine, jour 11 : Vladimir Poutine menace de priver l’Ukraine de son "statut d’Etat"

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Par euronews  avec AFP, AP
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Guerre en Ukraine, jour 11 : Vladimir Poutine menace de priver l’Ukraine de son "statut d’Etat"
Tous droits réservés  Emilio Morenatti/Copyright 2019 The Associated Press. All rights reserved

Au onzième jour de l'invasion, les forces russes maintiennent la pression sur les régions du sud de l’Ukraine et sur Kyiv. Mais l'Ukraine résiste. Samedi, l'armée ukrainienne a publié une vidéo montrant un hélicoptère de combat russe abattu par un missile sol-air.

Source : Forces ukrainiennes
Hélicoptère russe touché par des tirs ukrainiens selon KyivSource : Forces ukrainiennes

De son côté le président russe Vladimir Poutine a menacé de priver le pays de son "statut d'État" et a comparé les sanctions internationales qui frappent la Russie à une "déclaration de guerre".

Mais le président ukrainien Volodymyr Zelensky, à l'image de son peuple, résiste : "notre peuple ne recule pas, n'abandonne pas, ne cesse pas la résistance. Il crie aux occupants : rentrez chez vous. C'est pourquoi il faut les repousser de nos territoires, il faut bloquer leur chemin".

"Violents combats" dans le sud et le nord

Les forces armées ukrainiennes "mènent de violents combats" contre les forces russes pour le contrôle des villes de Mykolaïev, dans le sud, et de Tcherniguiv, dans le nord, a indiqué l'état-major ukrainien dans un communiqué sur Facebook dimanche matin. Une opération militaire ukrainienne était également en cours dans la région de Donetsk (est).

"Les principaux efforts se concentrent sur la ville de Marioupol", port stratégique du sud-est du pays, a ajouté l'état-major.

Avancée des troupes russes

Les forces russes se rapprochent de Kyiv, rencontrant une tenace résistance et bombardant parfois des immeubles d'habitation, notamment à Tcherniguiv, à 150 km au nord de la capitale, où des dizaines de civils ont été tués ces derniers jours.

Le président ukrainien a annoncé samedi que les forces ukrainiennes avaient lancé une contre-attaque autour de Kharkiv (nord-est), la deuxième ville d'Ukraine (1,4 million d'habitants), théâtre de bombardements parmi les plus intenses depuis le début de la guerre.

Moscou communique beaucoup plus par rapport au début de la guerre. Ce samedi, l'armée russe a diffusé de nouvelles images montrant des armes abandonnées par des Ukrainiens. Selon Moscou, il s'agirait d'équipements militaires ayant été donnés par l'OTAN.

Marioupol toujours sous blocus

L'armée russe a annoncé samedi après midi avoir repris "l'offensive" après le report de l'évacuation des civils de Marioupol, port stratégique du sud-est du pays assiégé par les forces russes.

Selon le maire de la ville, les bombardements des derniers jours ont fait des "milliers de blessés" et les forces russes empêchent l’arrivée d’aliments et de médicaments.

A Marioupol, "la situation est catastrophique et empire de jour en jour", a déclaré Laurent Ligozat, coordinateur d'urgence de l'ONG Médecins sans frontières (MSF), ajoutant que les habitants manquaient de tout : eau, au point de devoir ramasser et faire fondre de la neige pour en avoir, électricité, chauffage et nourriture, de nombreux magasins ayant été détruits.

La prise de cette ville de quelque 450 000 habitants, située sur la mer d'Azov, permettrait la jonction entre les forces russes en provenance de la Crimée annexée, qui ont déjà pris les ports clés de Berdiansk et de Kherson, et les troupes séparatistes et russes dans le Donbass.

Menaces de Poutine

Le président russe Vladimir Poutine a souligné samedi que la Russie considérerait comme cobelligérant tout pays tentant d'imposer une zone d'exclusion aérienne au-dessus de l'Ukraine, une revendication de Kyiv que l'Otan a rejetée, et a affirmé que les sanctions imposées à son pays s'apparentaient "à une déclaration de guerre".

Vladimir Poutine a également mis en garde contre une éventuelle perte par l'Ukraine de son "statut d'Etat" si les autorités ukrainiennes ne changent pas de politique.

"Ces sanctions qui sont mises en place, cela s’apparente à une déclaration de la guerre", a estimé Vladimir Poutine. "Mais Dieu merci, on n'en est pas encore arrivé là", a-t-il ajouté.

Médiation israélienne

Le Premier ministre israélien Naftali Bennett a lancé samedi une médiation entre la Russie et l'Ukraine, avec des visites à Moscou puis Berlin et un entretien téléphonique avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky.

Jusqu'à présent, il ne s'est pas joint au concert des condamnations internationales de l'invasion russe de l'Ukraine, en soulignant les liens solides qui unissent Israël à Moscou et Kyiv. Peu de détails ont filtré sur le contenu exact des discussions.