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La justice russe confirme les 9 ans de prison pour l'opposant Navalny

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Par euronews  avec AFP, AP
L'opposant russe Alexeï Navalny (à dr.) lors d'un de ses procès - Moscou, le 30/03/2017
L'opposant russe Alexeï Navalny (à dr.) lors d'un de ses procès - Moscou, le 30/03/2017   -   Tous droits réservés  AP Photo, File

La justice russe a confirmé en appel la condamnation à neuf ans de prison en "régime sévère" du principal opposant Alexeï Navalny.

Il est poursuivi pour "escroquerie" et "outrage à magistrat".

"Le verdict du tribunal de Lefortovo du 22 mars est inchangé", a déclaré un juge du tribunal municipal de Moscou, indiquant qu'il entrait "en vigueur immédiatement".

Le 22 mars, Alexeï Navalny, qui purgeait déjà une peine en colonie dite en "régime normal", avait été condamné à neuf ans de prison en régime "sévère", où les conditions de détention sont plus rudes.

Il revient désormais aux autorités pénitentiaires de le transférer vers un autre lieu de détention.

M. Navalny était accusé notamment d'avoir détourné des millions de roubles de dons versés à ses organisations de lutte contre la corruption.

Cette peine comprend celle prononcée en mars 2021 pour "fraude", dans une affaire remontant à 2014 et impliquant l'entreprise française Yves Rocher.

Les avocats de l'opposant ont aussitôt indiqué qu'ils formeraient un pourvoi contre ce jugement.

La justice et la guerre en Ukraine

Les autorités russes ont vivement renforcé leurs pressions et leur arsenal juridique pour contrôler en Russie la communication sur le conflit en Ukraine, menaçant d'infliger des peines allant jusqu'à 15 ans de prison pour la diffusion de "fausses informations" sur l'armée russe.

Les principales organisations de l'opposant avaient été qualifiées d'"extrémistes" par la justice dès juin 2021, décision qui a entraîné leur fermeture et des poursuites contre nombre de leurs militants. Beaucoup d'entre eux sont désormais en exil.

Fin janvier, M. Navalny a lui-même été placé sur la liste des "terroristes et extrémistes".

Sarcastique, il avait dit en septembre à ses soutiens de ne pas s'inquiéter pour lui, car il serait "libre au plus tard au printemps 2051."