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Deux ans aprĂšs l'explosion au port de Beyrouth, un nouvel effondrement de silos

Une partie des silos Ă  grains du port de Beyrouth s'effondre
Une partie des silos Ă  grains du port de Beyrouth s'effondre Tous droits rĂ©servĂ©s JOSEPH EID / AFP
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Par Euronews avec AFP
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đŸ‡±đŸ‡§ Un anniversaire douloureux. La journĂ©e a Ă©tĂ© marquĂ© jeudi par des manifestations de proches des victimes rĂ©clamant une enquĂȘte internationale sur les raisons de la tragĂ©die et par un nouvel effondrement de silos dans la zone portuaire.

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MĂȘme pays, mĂȘme ville, mĂȘme port. Deux ans jour pour jour aprĂšs l'explosion du port de Beyrouth, une partie des silos Ă  grain endommagĂ©s par la dĂ©flagration de 2020, s'est effondrĂ©e.

Un énorme nuage de fumée a couvert la zone portuaire aprÚs l'effondrement. C'est le deuxiÚme accident du genre en quatre jours, aprÚs un précédent écroulement ce dimanche.

Au mĂȘme moment, des milliers de Libanais se sont rĂ©unis dans la capitale pour rĂ©clamer une enquĂȘte internationale et le droit de connaĂźtre la vĂ©ritĂ© sur les circonstances de la tragĂ©die.

"Je vois la mĂȘme scĂšne, presque du mĂȘme endroit, deux ans plus tard", a dĂ©clarĂ© Lama Hachem, 30 ans, Ă  l'AFP dans le centre-ville de Beyrouth en observant la fumĂ©e et la poussiĂšre qui se dĂ©gageaient du port. 

Hassan Ammar/ AP Photo
Des manifestants libanais défilent à Beyrouth pour réclamer la vérité sur l'explosion d'août 2020Hassan Ammar/ AP Photo

Le jour du drame, des centaines de tonnes de nitrate d'ammonium, stockées sans précaution dans un entrepÎt, explosent. Il s'agit de l'une des plus importantes explosions, non nucléaires, jamais enregistrées. Bilan, plus de 200 morts, 6.500 blessés et un pays traumatisé qui peine toujours à se relever.

Les causes exactes de l'accident restent sont toujours inconnue, tout comme l'identitĂ© des responsables. Antonio Guterres, le secrĂ©taire gĂ©nĂ©rale de l'ONU a rĂ©clamĂ© une "une enquĂȘte impartiale, approfondie et transparente"

Une enquĂȘte du patine

"Pas de justice sous le rÚgne de la milice et de la mafia", pouvait-on lire sur une des banderoles brandie par les manifestants. Une référence à la classe dirigeante - en place depuis des décennies -, accusée par une grande partie de la population de mauvaise gestion, de corruption et de négligence.

Cette méga-explosion est un cauchemar dans l'histoire déjà mouvementée du Liban, aujourd'hui embourbé dans la pire crise économique de son histoire, confronté à d'incessantes coupures de courant, une inflation galopante et un désespoir généralisé.

"Stressés en permanence"

L'énorme explosion il y a deux ans a été ressentie jusqu'à Chypre, ßle méditerranéenne située à environ 200 km. Elle a encore plus affecté une population déjà éprouvée par la crise et provoqué un exode massif du Liban rappelant celui de la guerre civile de 1975-1990.

"Cette classe dirigeante nous tue tous les jours", estime Mme Hasrouty. "Ceux qui ne sont pas morts dans l'explosion, meurent de faim", dit-elle.

Les boulangeries rationnent le pain, les coupures de courant peuvent aller jusqu'Ă  23 heures par jour, les rues sont sombres la nuit et les feux de circulation hors service.

L'explosion, "c'Ă©tait un cauchemar", se souvient Lara Khatchikian, depuis son appartement trĂšs endommagĂ© qu'elle a depuis rĂ©parĂ©, d'oĂč elle voit le port. L'incendie dans les silos l'a ravivĂ©.

"Mes voisins et moi étions stressés en permanence. J'ai ressenti de la peur, nous ne pouvions pas dormir. Il faut une force surhumaine pour vivre quand on se souvient constamment de l'explosion", conclue t-elle.

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