Brésil : 156 millions d'électeurs choisissent leur prochain président

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Par Camille Pauvarel
Des Brésiliens installent une machine de vote électronique dans la capitale Brasilia, le 1er octobre, un jour avant la tenue des élections.
Des Brésiliens installent une machine de vote électronique dans la capitale Brasilia, le 1er octobre, un jour avant la tenue des élections.   -   Tous droits réservés  Eraldo Peres/Copyright 2022 The Associated Press. All rights reserved

Ce dimanche 2 octobre, quelque 156 millions d'électeurs brésiliens sont appelés aux urnes pour choisir le prochain président du cinquième plus grand pays au monde. Onze candidats sont en lice mais tous les regards sont tournés vers le président sortant Jair Bolsonaro et le revenant Luiz Inacio Lula da Silva.

L'ancien président de gauche au pouvoir entre 2003 et 2011 dont l'incarcération pour des soupçons de corruption est encore aujourd'hui controversée a cette dernière semaine creusé l'écart dans les sondages avec son opposant de la droite radicale. Certains instituts lui prédisent même un score au-delà des 50% qui éviterait un second tour prévu à la fin du mois.

Cette campagne électorale violente a été marquée par des morts, agressions et du harcèlement en ligne parmi les partisans des deux principaux camps et le Brésil est donc sous tension. 500 000 membres des forces de l'ordre seraient déployés afin d'assurer la sécurité des électeurs et des dizaines d'observateurs étrangers sont sur place pour surveiller le déroulement du vote.

Ce 2 octobre, les Brésiliens élisent également leurs députés régionaux et fédéraux, sénateurs et gouverneurs des 26 Etats. Dans cette jeune démocratie, le droit de vote est aussi ouverte aux 16 et 17 ans mais contrairement à la majorité des électeurs leur participation n'est pas obligatoire. 

Selon des observateurs, les jeunes, femmes et des classes populaires soutiennent majoritairement le candidat du Parti des travailleurs (PT) Luiz Inacio Lula da Silva tandis que Jair Bolsonaro bénéficie du soutien des évangéliques, du lobby de l'agronégoce et des pro-armes, et de l'appui, plus réservé, du patronat.

Après quatre ans caractérisés par une explosion de la pauvreté, une forte déforestation et un isolement diplomatique, la puissance régionale joue une carte importante.