En quête de nouveaux fournisseurs d'énergie, Skopje et Sofia se rapprochent malgré leurs querelles

Access to the comments Discussion
Par Euronews
Forum de l'énergie inaugurant le gazoduc Greco-bulgare, le 1er octobre à Sofia
Forum de l'énergie inaugurant le gazoduc Greco-bulgare, le 1er octobre à Sofia   -   Tous droits réservés  Capture d'écran

Trouver une alternative aux énergies russes est l'un des objectifs de l'Union européenne depuis l'offensive de Moscou sur l'Ukraine. Pour les pays des Balkans, qui s'inscrivent aussi dans cette logique, la quête de nouvelles sources d'énergie permet d'apaiser des tensions profondes : c'est le cas de la Bulgarie et de la Macédoine du Nord.

Le 1er octobre dernier, les présidents des deux pays ont pu s'entretenir en marge d'un forum à Sofia inaugurant l'interconnexion gazière entre la Grèce et la Bulgarie.

"Ce sommet était intéressant car il y a eu une tentative, réussie selon moi, de réduire la dépendance du gaz russe" a indiqué le président de la Macédoine du Nord, Stevo Pendarovski.

Une querelle historique oppose depuis plusieurs années les deux pays des Balkans, Sofia opposant son véto pour une adhésion de Skopje à l'Union européenne.

Les deux États ont évoqué la possibilité pour la Bulgarie de livrer directement son surplus d'électricité, à la Macédoine du Nord, pays soumis à des lourdes pénuries d'énergie.

Il s'agit des "premiers signaux positifs" envoyés par la Bulgarie "aux Macédoniens" commente Stevo Pendarovski, "parce qu'elle a accepté de mettre en place un groupe de travail composé d'experts et de trouver des moyens, sans enfreindre les directives de l'Union européenne, et les règles de la Commission européenne, d'exporter les excédents d'électricité dont elle dispose. Ces excédents n'iront pas directement sur le marché mondial mais en Macédoine du Nord" s'est-il félicité.

Ce forum de Sofia réunissait plusieurs pays des Balkans, membres ou non de l'Union européenne, souhaitant s'émanciper des énergies russes. Le président azerbaïdjanais Ilham Aliyev était lui aussi présent, son pays ayant été choisi comme fournisseur alternatif en gaz, malgré la proximité de Bakou avec la Russie et les nombreuses critiques relatives au conflit avec l'Arménie et aux crimes de guerre commis par les forces armées azerbaïdjanaises. L'Azerbaïdjan occupe une partie du territoire arménien depuis son offensive lancée le 13 septembre dernier, dénoncée par la France et les États-Unis.