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L'ex-dirigeante birmane Aung San Suu Kyi risque jusqu'à 101 ans de prison

L'ancienne dirigeante birmane Aung San Suu Kyi (janvier 2020)
L'ancienne dirigeante birmane Aung San Suu Kyi (janvier 2020) Tous droits réservés Aung Shine Oo/Copyright 2020 The AP. All rights reserved.
Tous droits réservés Aung Shine Oo/Copyright 2020 The AP. All rights reserved.
Par euronews
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L'ex-dirigeante birmane Aung San Suu Kyi risque jusqu'à 101 ans de prison. Accusée de divers délits de corruption par la junte militaire, la Prix Nobel de la Paix connaîtra sa condamnation finale ce vendredi

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Alors qu'elle a déjà écopé d'une peine de 26 ans de prison, la dirigeante birmane déchue, Aung San Suu Kyi, pourrait être condamnée ce vendredi à 75 années d'emprisonnement supplémentaires.

Prix Nobel de la Paix en 1991, Aung San Suu Kyi, âgée de 77 ans, a été jetée en prison après le coup d'Etat de l'armée en février 2021. Elle dirigeait alors le gouvernement. 

Incarcérée dans une prison de la capitale Naypyidaw où se déroule son procès, Aung San Suu Kyi a été reconnue coupable de chacun des 14 chefs d'accusation pour corruption, fraude électorale, violation de secrets d'Etat ou encore violation des restrictions anti-Covid, notamment.

Les avocats d'Aung San Suu Kyi et ceux de la junte ont présenté ce lundi leurs conclusions pour les cinq dernières charges de corruption restantes.

A ce stade, Aung San Suu Kyi risque 75 ans de prison supplémentaires, qui s'ajouteraient aux 26 années auxquelles elle a déjà été condamnée, dans cette procédure à huis-clos que les groupes de défense des droits humains qualifient d'imposture.

Arrêtée à l'aube, le jour du coup d'Etat de la junte, Aung San Suu Kyi, fille du héros de l'indépendance birmane, a été inculpée trois jours après, d'abord pour importation illégale de talkies walkies.

De nombreuses voix dénoncent un acharnement judiciaire fondé sur des motivations politiques, avec pour but d'écarter définitivement la grande gagnante des élections législatives de 2015 et de 2020.

Le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté mercredi dernier - pour la première fois depuis des décennies - une résolution sur la situation en Birmanie, demandant la fin des violences et la libération immédiate de tous les prisonniers politiques, dont Aung San Suu Kyi.

Depuis le début de son procès, en juin 2021, la détenue n'a été vue qu'une seule fois - sur des photos granuleuses prises par les médias d'Etat dans une salle d'audience vide - et a dû s'en remettre à ses avocats pour transmettre ses messages au monde entier.

Elle a cependant un "bon état d'esprit", a rapporté en novembre son ancien conseiller économiste Sean Turnell. Condamné avec elle pour violation de secrets d'Etat, l'Australien a été grâcié et remis en liberté le mois dernier.

Selon l'analyste Soe Myint Aung, il y a "toujours une possibilité de grâce et de libération inattendue" pour Aung San Suu Kyi une fois son procès terminé.

"Le régime militaire voit certainement un rôle pour (Mme) Suu Kyi dans la réduction des tensions sociales et l'arrêt de la résistance armée", a-t-il déclaré.

En août dernier, le chef de la junte birmane s'était déclaré prêt à des négociations avec l'ex-dirigeante à l'issue de son procès.

Les cinq chefs d'accusation examinés lundi concernent la location d'un hélicoptère par un ministre de son gouvernement. Mme Suu Kyi est accusée de ne pas avoir respecté les règles et d'avoir causé "une perte pour l'Etat".

Chaque condamnation de corruption peut valoir jusqu'à 15 ans de prison, mais une peine de 3 ans lui a été jusqu'ici infligée pour ce motif.

Avec AFP

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