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Séismes : le président turc forcé de réagir face aux critiques

Le président turc Recept Tayyip Erdogan dans la ville de Kahramanmaras, dans le sud-est de la Turquie le 8 février 2023.
Le président turc Recept Tayyip Erdogan dans la ville de Kahramanmaras, dans le sud-est de la Turquie le 8 février 2023. Tous droits réservés ADEM ALTAN/AFP or licensors
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Par Camille PauvarelEuronews
Publié le Mis à jour
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Recep Tayyip Erdogan continue sa visite des lieux sinistrés dans le sud de son pays alors qu'à présent plus de 16 000 personnes sont mortes.

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Les critiques envers les autorités turques se multiplient alors que la liste des victimes des séismes de lundi ne cesse de s’allonger. Les derniers bilans - encore provisoires - font état de plus de 20 000 morts en Turquie et en Syrie. Le dirigeant turc tente de limiter la colère de la population en se rendant dans les zones sinistrées et en promettant des aides.

"Alors que l'évaluation des dommages est en cours, dans ce moment de transition, nous récompenserons nos citoyens avec une aide économique de 10 000 lires (492 euros). Avec ce type de soutien, nous voulons au moins atténuer un peu leurs problèmes.", a déclaré à Gaziantep, lieu de l'épicentre du séisme Recep Tayyip Erdogan jeudi 9 février. Mercredi, le président turc a reconnu des "lacunes" dans la réaction de son gouvernement à cette catastrophe naturelle tout en soulignant qu'il était "impossible d'être préparé à un désastre pareil".

De nombreux, rescapés et proches de personnes sous les décombres ont dénoncé la lenteur des opérations de sauvetage et le manque de moyen. Certains Turcs ont révélé être complètement livrés à eux-mêmes, forcés d’user tous les moyens pour soulever les monticules de gravats.

"Nous, en tant que civils, soutenons ces personnes, mais je ne suis pas une grue, je ne peux pas soulever ces blocs de béton. Je suis une mère, mon cœur ne peut supporter que tant de douleur. Mais personne n'écoute. Où est l'armée ? Où est l'État ? Où est l'unité ? Où est la solidarité ?", témoigne une habitante de Adiyaman.

La fragilité des constructions est aussi pointée du doigt. Certains bâtiments ne respectaient pas les normes sismiques alors que le territoire turc se trouve sur l’une des zones sismiques les plus actives au monde.

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