L'Ukraine après un an de guerre : "Épuisée, mais pas brisée". Notre reportage

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Par Valérie Gauriat
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Le récit de notre reporter Valérie Gauriat à Irpin, Borodyanka, Bucha, et à Kharkiv, durement frappées par la guerre. La résilience de la population persiste, malgré la précarité et la menace constante.

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Un an après le début de l'invasion de l'Ukraine par la Russie, la vie tente de reprendre ses droits dans les villes et villages frappés par la guerre. Dans les régions de Kyiv et de Kharkiv, les habitants vivent sous la menace en faisant preuve d'une grande résilience, comme l'a constaté notre reporter Valérie Gauriat.

Douze mois se sont écoulés depuis mon premier voyage dans une Ukraine en guerre. Je reviens sur mes pas, d'abord sur la place Maïdan, à l'endroit même où je me trouvais le premier jour de l'invasion russe de l'Ukraine.  L'endroit a changé, il n'y a presque plus de barricades, les sacs de sable ont disparu. Mais ce qui n'a pas changé, c'est l'extraordinaire résilience dont continuent à faire preuve les Ukrainiens un an plus tard, envers et contre tout.

Revenir en classe malgré les alertes

Je commence mon parcours à Irpin, la porte d'entrée vers la capitale ukrainienne. L'une des villes les plus durement frappées lors de l'offensive russe sur la région de Kyiv.

Un an plus tard, les habitants s'efforcent de renouer avec un semblant de normalité. Comme chaque matin, les enfants se pressent pour commencer leur journée à l'école principale d'Irpin.

Évacué et bombardé pendant la bataille de Kyiv, l'établissement a rouvert ses portes cet automne pour la rentrée scolaire. 

Une source de fierté pour le directeur du lycée Mriya, Ivan Myronovych Ptashnyk. Visée par un missile Grad, l'école a été entièrement restaurée et sécurisée pour la dernière rentrée scolaire.

En cas d'alerte aérienne ou de panne électrique, encore fréquentes, tout a été prévu. Le directeur m'invite à le suivre au sous-sol pour découvrir un abri rénové par l'UNICEF.  "L'alimentation électrique est autonome,grâce au générateur"" dit-il. "Tous les enfants sont organisés avec leurs professeurs, ils savent dans quel abri aller, les collégiens vont dans celui du haut et les classes élémentaires viennent ici," explique-t-il.

Dans les étages, les leçons sont données en présentiel et à distance, pour ceux qui vivent loin. Pour ne pas surcharger les abris en cas d'alerte, les enfants qui peuvent venir à l'école alternent aussi entre la classe et les cours à distance. Beaucoup d'entre eux ont été déplacés à l'étranger ou à travers le pays, avant de revenir à irpin, et de retrouver le chemin de l'école.

 Ici, ils apprennent aussi à oublier la guerre, ou presque. "Si l'alarme sonne, on arrête toutes les leçons, on emballe nos affaires, on s'habille et on va au bunker," m'explique le petit Vitalii. "Dans l'abri!", corrige Anna, sa  soeur jumelle. Je demande aux deux enfants s'ils sentent en sécurité. "Oui," répond le garçon. "Je me sens très bien maintenant !" renchérit la fillette. Puis après un instant de réfléxion: "J'espère que ça restera comme ça," marmonne Vitalii.

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Vitalii et Anna à l'école Mriya d'IrpinEuronews

Au programme des collégiens : le maniement des armes

Un peu plus loin, des collégiens retrouvent leur professeur d'éducation physique, également instructeur militaire. Les adolescents sont tenus d'apprendre le maniement des armes. Un héritage de l'époque soviétique qui les faisait sourire avant la guerre. Plus maintenant.

L'un après l'autre, ils arment une Kalashnikov. Les gestes sont rapides, précis. Je leur demande quel effet cela leur fait, de devoir manier une arme.

 "Je vivais dans la région de Kharkiv, j'entendais les explosions, ça fait très peur," répondTymofii Kuchinskyi, 16 ans._ c'est au-delà des mots,"_ dit-il. "_Tu as l'impression que la mort se tient au-dessus de toi,_à attendre de pouvoir t'emporter," fait-il remarquer. "Alors, quand je m'entraîne avec des armes," poursuit-il, "ça me donne le sentiment d'avoir une meilleure chance de vivre."

Anastasia Sapelnikova, 16 ans également, poursuit. "Malheureusement, on a besoin d'apprendre ça, pour défendre notre Ukraine, nos foyers et nos familles,".

Je lui demande si elle arrive à se concentrer sur ses études. Elle sourit. "Bien sûr. J'essaie de consacrer le plus de temps possible à étudier parce que plus il y aura de gens éduqués dans la population, meilleur sera notre avenir. Et je veux le meilleur avenir possible pour mon pays, pour que nos descendants puissent vivre heureux, sans savoir ce qu'est la guerre, etse sentent libres._ C'est essentiel,"_ lance-t-elle avec aplomb.

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Anastasia manipulant une arme au lycée Mriya d'IrpinEuronews

Reconstruire "nulle part ailleurs qu'ici"

Je quitte Irpin pour le village de Gorenka, dans le district de Bucha, ravagé pendant l'occupation russe. Il ne reste plus rien des deux maisons où vivait Ihnatenko Tetiana Mykolaivna avec sa famille. Des jeunes volontaires sont venus à son secours, pour déblayer les décombres.

"Malheureusement, les propriétaires de ces maisons n'ont pas la possibilité ni l'argent pour nettoyer leurs terrains ; en perdant leur maison, ils ont tout perdu," constate Olena Liashenko, graphiste et coordinatrice de Brave to Rebuild, initiative qui mène ce genre d'opérations à travers l'Ukraine. "C'est pour cela qu'on travaille comme bénévoles, pour les aider à reconstruire au moins quelque chose." 

Un élan de solidarité qui a redonné espoir à Tetiana. "Ils m'ont fait revenir de l'au-delà," me confie-t-elle. "Maintenant, on est en train de nettoyer pour qu'on puisse ensuite reconstruire," dit-elle. Je lui demande : "Malgré ce qui s’est passé ?" "Oui, ici c'est rempli de l'énergie de ma grand-mère, de ma mère et de la mienne,", répond-elle aussitôt. "J'adore cet endroit, je ne veux aller nulle part ailleurs qu'ici."

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Les bénévoles de Brave to Rebuild s'affairent sur les ruines de la maison de TetianaEuronews

Roman Voronin, 20 ans, est étudiant en mathématiques. Comme tous les autres sur place, il consacre son temps libre à reconstruire son pays. "Ça fait presque un an que la guerre a commencé et il y a encore beaucoup de ruines qui doivent être déblayées et reconstruites," constate-t-il. "Ça aurait pu être moi ! J'habite à 5 kilomètres d'ici, ça aurait pu être ma maison. S_i moi, je n'aide pas les gens qui vivent ici, qui le fera ?"_ 

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Reprendre la production pour "montrer que l'on tient bon"

Gorenka comptait de nombreuses entreprises qui employaient des milliers de personnes. Bon nombre d'entre elles ont été détruites, mais pas toutes. Robert Milaiev, responsable de l'ingénierie d'une société réputée dans le pays, nous fait visiter les locaux de son entreprise. "Ce bâtiment a été frappé par une roquette, là dans ce coin," dit--t-il en désignant le plafond. "Presque toutes les portes et les murs du troisième étage ont été détruits, tout comme des murs du deuxième étage," raconte-t-il. "On a presque tout rénové." 

L'entreprise UGEARS a fondé sa réputation sur ses maquettes en bois. Reprendre au plus vite la production était essentiel pour ses quelques 200 employés, même en temps de guerre. "Je pense que c'est important pour l'Ukraine parce que cela donne de la fierté et fait comprendre que nous sommes indestructibles," assure Robert Milaiev. 

Plus de cent mille maquettes sortent chaque mois, des machines de gravure au laser de l'entreprise. Mis en boîte sur place, les produits sont aujourd'hui acheminés par camion jusqu'en Lettonie, pour être expédiés à travers le monde.

"Quand on est revenus, on a décidé de créer des modèles qui montrent la réalité d'aujourd'hui," poursuit le responsable ingénierie, en nous présentant des maquettes d'avions et de chars. "Ces modèles montrent au monde qu'on est invincibles et ils montrent la vérité, que c'est difficile, mais que l'on tient bon et ce qui est sûr, c'est qu'on va gagner cette guerre difficile pour nous."

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Robert Milaiev nous montre l'un des nouveaux modèles créés par l'entrepriseEuronews

"On veut juste que la victoire arrive vite"

Je poursuis ma route, en direction de Borodyanka, la ville la plus bombardée de la région, située à une cinquantaine de kilomètres de Kyiv.

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Les habitants de ce qui reste d'un quartier dévasté n'ont plus rien. Une distribution d'aide alimentaire est organisée ce jour-là, au milieu des décombres. Des milliers de personnes ont été déplacées. Certaines ont trouvé refuge dans des centres d'hébergement financés par la Pologne comme les préfabriqués dans lesquels je me rends. Quelque 300 personnes vivent sur place. De nouveaux blocs doivent bientôt en accueillir autant.

Les volontaires de la Food Foundation croisés un peu plus tôt dans le quartier viennent approvisionner la communauté. Ils ont une attention supplémentaire pour Tamara, dont c'est l'anniversaire: un bouquet de roses rouges.  Ce moment de réconfort ne peut effacer l'horreur qu'elle a vécu comme les autres femmes qui résident dans ce centre et qui ont tout perdu.

"Il y a un toit au-dessus de nos têtes, un endroit où manger, un endroit où rester," reconnaît Tamara. "Mais ces pensées seront avec moi toute ma vie, ça ne quittera jamais mon esprit, c'est une grande peur, pour moi, mes enfants, mes voisins," confie-t-elle.

Autre résidente du centre, Tetiana raconte elle aussi l'épreuve qu'elle traverse. "Aujourd'hui, je suis allée voir ma maison - c'est tout ce que j'avais - et tout a brûlé," explique-t-elle. "Je me suis approchée, il y avait des chars sur des véhicules militaires qui passaient, je tremblais de tout mon corps," dit-elle, encore sous le choc.

Tamara renchérit : "Aujourd'hui, c'est mon anniversaire. Il y a un an, on était assis autour d'une table, il y avait de la musique, on partageait des souvenirs, des choses drôles et maintenant, je ne sais pas de quoi me souvenir, il n'y a rien à se souvenir," lance-t-elle, amère. "On attend juste la victoire et on sait qu'elle arrivera, on veut que cela arrive vite parce qu'on n'en peut plus."

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Un court moment de réconfort pour Tamara, résidente d'un centre d'hébergement de BorodyankaEuronews

Kharkiv sous le feu des bombes

Je quitte la région de Kyiv, pour la ville de Kharkiv, dans le nord-est du pays.

Sur une place, je croise un chanteur accompagné de sa guitare, drapeau de l'Ukraine sur les épaules. Les paroles de la chanson "Choven" du groupe Okean Elzy qu'il entonne font dramatiquement écho à la situation de son pays : "Bateau, mon petit bateau tangue sur les vagues de ma mémoire, jour et nuit ; Je sais qu'il surmontera les vagues, échappera aux récifs et survivra à la tempête ; Épuisée par les guerres, mais brisée par personne, fleuris, Terre qui est la mienne !"

Après des mois de combats intenses, les forces ukrainiennes avaient contraint les troupes russes au retrait total de la région en septembre dernier. Une résistance pour laquelle la deuxième ville d'Ukraine a payé un lourd tribut.

Quelques mois plus tard, la tension reste palpable à Kharkiv. À une trentaine de kilomètres de la frontière russe, elle continue à faire l'objet de tirs de missiles réguliers. Je découvre un immeuble résidentiel bombardé quelques jours auparavant. Une université voisine a également été visée. Quatre personnes ont été blessées dans l'attaque. Des travaux de réparation sont en cours sur les lieux. Une scène qui est malheureusement devenue presque routinière pour les habitants de la ville.

Le centre-ville porte encore les traces de la bataille de Kharkiv. Sur un trottoir, un obus est planté droit dans le bitume.

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Kharkiv reste la cible de bombardementsEuronews

Un atelier de couture qui fabrique "tout ce qui sert à la guerre"

Mais derrière les façades d'immeubles aux fenêtres colmatées de panneaux de bois, la vie tente de reprendre ses droits. Dans l'un d'eux, je suis accueillie par la responsable d'un atelier qui s'est adapté à la guerre.

Natalya Poniatovska nous fait visiter les lieux. Avec son équipe, cette styliste qui fabriquait des vêtements pour femmes avant la guerre met aujourd'hui son savoir-faire au service de l'armée ukrainienne.

Sacs à dos, gilets pare-balles, étuis pour satellites ou pour panneaux solaires, civières ou sous-vêtements thermiques ne sont que quelques-uns des équipements réalisés sur commande et livrés sur la ligne de front. "Nous fabriquons tout ce qui sert à la guerre comme des sacs à dos pour les stations de recharge de batteries des Forces armées," nous montre-t-elle. "L'armée nous a dit que 29 hommes encerclés s'en étaient sortis parce qu'ils ont pu y mettre l'appareil qui leur a permis de ne pas être repérés ; grâce à cela, ils sont tous vivants et en bonne santé," raconte-t-elle avant d'ajouter : "C'est pour ça qu'on est fiers de ce qu'on fait !"

"Ce qui nous motive, c'est qu'on veut vivre dans une Ukraine libre et qu'on voudrait voir plus de nos soldats rentrer vivants à la maison," renchérit Larysa Udovik, l'une des couturières. "Mon neveu est déjà mort," dit-elle dans un sanglot.

"On n'est pas là à attendre la victoire, on travaille à la faire arriver, le plus vite possible," insiste Natalya. "J'ai un petit-fils de trois ans, je veux qu'il grandisse dans une Ukraine libre," souligne-t-elle, les larmes aux yeux.

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Natalya Poniatovska nous montre les équipements que son atelier de couture fabrique pour l'armée ukrainienneEuronews

Je quitte la chaleur de Natalya et de son équipe, pour retrouver le froid glacial qui est tombé sur la ville. Sur une place, un chanteur accompagné de sa guitare, drapeau de l'Ukraine sur les épaules, entonne d'une voix puissante une chanson qui m'hypnotise. 

 "Choven" du groupe Okean Elzy, dont les paroles font dramatiquement écho à la situation de son pays : "Bateau, mon petit bateau tangue sur les vagues de ma mémoire, jour et nuit ; Je sais qu'il surmontera les vagues, échappera aux récifs et survivra à la tempête ; Épuisée par les guerres, mais brisée par personne, fleuris, Terre qui est la mienne !"

"On vit comme des clochardes !"

Nous partons dans la banlieue de Saltivka. À une vingtaine de kilomètres seulement de la frontière russe, c'est le point d'entrée de la ville de Kharkiv.  L'ampleur des destructions y est impressionnante. Avant la guerre, la zone comptait environ 40 000 habitants. Ils ne sont plus que deux à trois mille aujourd'hui. 

Je rencontre Olga Zhukovska et sa sœur qui ont vécu toute leur vie à Saltivka, avant que leur immeuble ne soit bombardé l'an dernier. Elles vivent aujourd'hui à Kharkiv, mais viennent régulièrement rendre visite à leurs proches, non sans peine.

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Olga a perdu son mari, tué avec un ami en allant chercher de l’essence. "Honnêtement, je ne peux pas regarder ça sans pleurer, je n'ai pas de mots," confie Olga, devant un immeuble éventré. "Ils ont tout détruit, ils nous ont laissés sans nos proches, sans parents, sans maris, sans fils, sans notre vie d'avant, sans travail, sans rien!" , s'emporte-t-elle.

Déplacées d'une ville à l'autre, Olga et sa sœur comptent revenir à Saltivka dès que possible. Elles rendent visite ce jour-là à leur grand-père, qui n'est jamais parti. Elle nous ouvre son appartement, l'homme s'est absenté. Olga nous montre la moisissure sur les murs. Par endroits, le papier peint s'est décollé. "Lorsqu'un côté de l'immeuble a été frappé, les canalisations au sous-sol ont explosé," m'explique Olga avant de me présenter une voisine.

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Olga dans l'appartement de son grand-pèreEuronews

Svetlana agite son bras sous le plafonnier éteint de son entrée. "On n'a pas de lumière, on a été inondés," déplore-t-elle. "On vit comme des clochardes !" tempète-t-elle, montrant les plafonds fissurés, le papier peint décollé. Svetlana est rentrée de Pologne avec sa mère pour vérifier l'état de leur appartement. Elles ont préparé leurs affaires. Elles ne comptent pas rester là. "On va partir," assure sa mère, Klavdia. "La vie est intenable ici et il va y avoir encore des combats, on partira ailleurs dans un village," dit-elle.

La reconstruction est en cours, mais la tâche est énorme à Saltivka, et l'avenir, incertain. Le quotidien est un défi pour ceux qui sont restés. Les distributions d'aide humanitaire, comme celle à laquelle j'assiste dans une école du quartier, sont pour beaucoup, le seul moyen de subsister. "Ma retraite ne me permet que de payer mes factures, mon fils est au chômage, son entreprise est fermée, c’est un grand bonheur qu’il y ait des gens qui nous procurent de quoi manger," lance une dame âgée. 

Dans les immeubles meurtris, le chauffage et l'eau chaude font souvent défaut. Les coupures d'électricité sont quotidiennes.

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"Il nous faut des actions décisives de votre part !"

Qu'il s'agisse de tentes ou d'abris, des points dits "d'invincibilité" ont été installés un peu partout en Ukraine pour permettre aux gens de trouver un peu de chaleur et de quoi recharger leurs batteries, à tous les sens du terme.

Oleksii, 21 ans, est de ceux qui viennent régulièrement dans l'une des tentes nichées entre les ruines de Saltivka, pour recharger son téléphone, prendre une boisson chaude ou simplement regarder la télévision. Des moments de répit qui ne peuvent faire oublier la guerre.

"On est dans une situation où il y a des bombardements constants, c'est impossible de restaurer les réseaux d'approvisionnement en eau et en gaz, ni aucun service, et ça ne s'améliorera pas tant qu'il y aura la guerre," constate-t-il.

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Oleksii en appelle à des "actions décisives" de la part de l'UE et de la communauté internationaleEuronews

"Si la communauté européenne et le monde m'entendent, je voudrais les appeler à prendre des mesures plus décisives, et tout de suite, avant que les Russes ne mobilisent massivement de nouvelles troupes sur notre territoire," insiste le jeune homme. "Nous sommes à un moment où l'on pourrait arrêter cette guerre maintenant, avec des mesures fortes, mais il nous faut votre aide et des actions décisives de votre part," lance-t-il.

Journaliste • Valérie Gauriat

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