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Séisme en Turquie : Erdogan demande "pardon" pour des retards dans les secours

Le président turc Recep Tayyip Erdogan à Ankara, le 16 mai 2022
Le président turc Recep Tayyip Erdogan à Ankara, le 16 mai 2022 Tous droits réservés AP Photo
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Par euronews avec AFP, AP
Publié le Mis à jour
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"Nous n'avons pas pu travailler de la manière que nous voulions à Adiyaman pendant les premiers jours. Je demande pardon pour cela", a déclaré le chef de l'Etat turc.

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Le président turc Recep Tayyip Erdogan a demandé "pardon" lundi aux habitants de la province d'Adiyaman (Sud-Est), l'une des plus touchées par le séisme dévastateur du 6 février, pour des retards dans l'arrivée des secours.

"En raison de l'effet dévastateur des secousses et du mauvais temps, nous n'avons pas pu travailler de la manière que nous voulions à Adiyaman pendant les premiers jours. Je demande pardon pour cela", a déclaré le chef de l'Etat turc.

Recep Tayyip Erdogan s'exprimait depuis la ville d'Adiyaman, trois semaines après le tremblement de terre qui a fait plus de 44 000 morts en Turquie et a également touché la Syrie voisine.

Les critiques pour le retard

Le président turc, au pouvoir depuis vingt ans et qui souhaite se maintenir à son poste lors des élections prévues le 14 mai, a essuyé de vives critiques de la part de rescapés reprochant à l'Etat la lenteur des secours.

Quatre jours après la catastrophe, M. Erdogan avait esquissé une forme de mea culpa, déjà à Adiyaman, sans toutefois demander pardon.

"Les destructions ont affecté tellement d'immeubles (...) que, malheureusement, nous n'avons pas pu conduire nos interventions aussi vite qu'espéré", avait-il alors déclaré.

Il avait également reconnu des "lacunes" dans la réponse apportée au séisme, ajoutant qu'il est "impossible d'être préparé à un désastre pareil".

Dans cette province et celle d'Hatay, également très touchée, des rescapés avaient manifesté leur colère quelques jours après la catastrophe naturelle.

"Pas d'Etat"

L'un d'eux, Mehmet Yildirim, avait assuré le 10 février n'avoir vu "personne", "pas d'Etat, pas de police, pas de soldats" avant "14H00 le deuxième jour du séisme", soit 34 heures après la première secousse.

Il avait accusé les autorités d'avoir laissé la population "livrée à elle-même" dans la province d'Adiyaman.

Lundi, le président turc a promis la construction de près de 50 000 nouveaux logements dans cette province d'Adiyaman sur un total de 309 000 qui doivent sortir de terre dans les onze provinces affectées par le séisme.

Des supporters de foot appellent à la démission du gouvernement

Ce week-end, ce sont des supporters de foot de clubs stambouliotes qui ont également crié leur mécontentement dans les stades, appelant à la démission du gouvernement.

"Gouvernement, démission!", ont scandé dimanche soir des milliers de supporters de l'équipe stambouliote de Besiktas dans le stade Inönü à l'occasion de la rencontre de championnat contre Antalyaspor.

La veille, des supporters de Fenerbahçe avait également chanté "Mensonges, tricheries, ça fait 20 ans, démission!" lors d'une rencontre contre Konyaspor.

Tentant de faire taire les critiques, Ankara a temporairement bloqué l'accès à Twitter le 8 février. Le Haut conseil turc de l'audiovisuel (RTUK) a également sanctionné trois chaînes de télévision ayant critiqué le gouvernement.

Déluge de peluches pour les enfants

Les supporters de Besiktas ont également lancé des milliers de peluches sur la pelouse en hommage aux enfants victimes du tremblement de terre du 6 février. 

Autre geste marquant, sur le maillot des joueurs du Fenerbaçe était inscrit le nom des villes touchées par le séisme.

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