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Israël enfreint le droit international en imposant un "siège complet" à Gaza, avertit l’ONU

Gaza après les bombardements
Gaza après les bombardements Tous droits réservés Hatem Moussa/Copyright 2023 The AP. All rights reserved
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Par euronews avec AFP
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Le siège total de la bande de Gaza annoncé lundi par le ministre israélien de la Défense est "interdit" par le droit international humanitaire, a rappelé le Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme mardi.

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Réagissant à ces critiques, la Représentation israélienne auprès des Nations unies à Genève a souligné dans un courriel envoyé aux journalistes que le siège fait suite au "massacre sans précédent d'innocents Israéliens, et Israël a parfaitement le droit de se défendre contre une telle brutalité".

Elle déplore aussi que le Haut-Commissaire ne qualifie pas les récentes attaques du Hamas de "terrorisme".

Le Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, Volker Türk, a lui déclaré dans un communiqué que "l'imposition de sièges qui mettent en danger la vie des civils en les privant de biens essentiels à leur survie est interdite par le droit international humanitaire".

L'ONU rappelle que "toute restriction à la circulation des personnes et des biens visant à mettre en œuvre un siège doit être justifiée par des nécessités militaires, sinon elle peut constituer une punition collective".

Volker Türk s'est dit "profondément choqué et indigné par les allégations d'exécutions sommaires de civils et, dans certains cas, d'horribles massacres perpétrés par des membres de groupes armés palestiniens".

Il a demandé à ces groupes de "libérer immédiatement et sans condition tous les civils capturés et toujours détenus".

"La prise d'otages est interdite par le droit international", a-t-il souligné.

Il a également indiqué que selon les informations dont disposent ses services, les bombardements de Gaza par les forces armées israéliennes ont fait "des victimes civiles".

"Preuves de crimes de guerre"

Le ministre de la Défense israélien Yoav Gallant a annoncé lundi l'imposition d'un "siège complet" à la bande de Gaza, au troisième jour de l'offensive déclenchée contre Israël à partir de ce territoire palestinien par le mouvement islamiste Hamas.

"Pas d'électricité, pas d'eau, pas de gaz", a déclaré M. Gallant.

Quelque 2,3 millions de Palestiniens vivent dans la bande de Gaza, un territoire densément peuplé et éprouvé par la pauvreté, sous blocus israélien depuis 2007.

C'est de Gaza que sont parties les attaques sans précédent menées contre Israël depuis samedi par le Hamas, qui ont fait plus de 900 morts en Israël.

Du côté palestinien, 765 personnes ont été tuées, selon les autorités locales. Le Hamas, qui contrôle depuis 2007 la bande de Gaza, menace de son côté d'exécuter des otages enlevés en Israël, environ 150 personnes.

L'armée israélienne a déclaré mardi que "environ 1.500 corps" de combattants du Hamas avaient été "retrouvés en Israël autour de la bande de Gaza".

La riposte israélienne a déplacé plus de 187 500 personnes à l'intérieur de la bande de Gaza depuis samedi, selon le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU (Ocha).

Dans un communiqué, la Commission d'enquête permanente de l'ONU sur les violations des droits de l'homme dans les territoires palestiniens et Israël a indiqué "recueillir et conserver des preuves de crimes de guerre commis par toutes les parties" depuis les attaques menées par le Hamas samedi dernier.

"Il y a déjà des preuves claires que des crimes de guerre pourraient avoir été commis lors de la dernière explosion de violence en Israël et à Gaza, et tous ceux qui ont violé le droit international et pris pour cible des civils doivent être tenus responsables de leurs crimes", soutient cette commission, mise sur pied en 2021 par le Conseil des droits de l'homme de l'ONU.

"Prendre des civils en otage et utiliser des civils comme boucliers humains sont des crimes de guerre", relève la commission.

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