Stop aux violences envers les femmes : le message a-t-il été entendu par les hommes ?

Un manifestant portant un masque avec un hashtag en espagnol : "Pas un pas en arrière", Buenos Aires, Argentine. 25/11/2023
Un manifestant portant un masque avec un hashtag en espagnol : "Pas un pas en arrière", Buenos Aires, Argentine. 25/11/2023 Tous droits réservés Natacha Pisarenko/Copyright 2023 The AP. All rights reserved
Par Euronews
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Une femme sur trois a subi des violences physiques et sexuelles au moins une fois dans sa vie. Un chiffre d’ONU Femmes qui a mobilisé pour la Journée internationale de lutte contre ces violences.

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Les féminicides, ultime violence exercée contre les femmes, c'est ce qu'ont dénoncé des centaines de milliers de femmes et d'hommes en Europe et dans le monde... 

En Italie, il y a eu 106 féminicides l'an dernier, selon l'Institut national des statistiques (Istat). Et le pays est encore sous le choc de la mort d'une étudiante de 22 ans, Giulia Cecchettin, assassinée il y a deux semaines par son ex-compagnon qui a été arrêté en Allemagne après une cavale d'une semaine.

"C'est fini : notre lutte est mondiale"

A Madrid, environ 7 000 personnes selon le gouvernement ont manifesté derrière cette banderole, slogan repris d'un récent match de football féminin Suède-Espagne.

Des défilés ont aussi eu lieu à Barcelone et Séville, dans un pays pionnier où fut votée en 2004 la première loi européenne réprimant spécifiquement la violence de genre.

"Protégez vos filles, éduquez vos fils", "Céder n'est pas consentir", "Quand je sors, je veux être libre, pas courageuse", "Danser sans être droguée", pouvait-on lire sur des pancartes de manifestants dans plusieurs villes de France.

"Nous ne voulons plus compter nos mortes", a lancé Maëlle Lenoir, du collectif féministe "Nous toutes". Elles ont interpellé le gouvernement pour qu'il accélère la mise en place de dispositifs.

En France, depuis début 2023, les associations féministes ont dénombré 121 féminicides. C'est plus que sur toute l'année 2022. Dramatique décompte qui n’est pas une exception en Europe.

En Turquie, samedi aussi, à Istanbul, 500 femmes s’étaient rassemblées dans le quartier de Sisli avec comme mots d'ordre: 

"Nous ne garderons pas le silence" et "Les femmes sont unies et luttent contre la violence de l'État masculin".

En 2021, Ankara s'était retiré d'un accord international visant à protéger les femmes contre les violences domestiques, la Convention d'Istanbul. Samedi, le président Recep Tayyip Erdogan déclarait que cette sortie n'avait "aucun impact sur notre lutte contre la violence à l'égard des femmes"...

Au Brésil, un alignement de paires de chaussures accompagnées de prénoms de femmes sur la plage de Copacabana, à Rio, symbolisait les 722 féminicides recensés dans le pays en 2022, chiffre plus élevé depuis 2019.

Aux Etats-Unis, le président Joe Biden a lui déploré que "le fléau de la violence sexiste continue d'infliger souffrance et injustice à un trop grand nombre de personnes". "Nous savons quels sont les enjeux: chaque fois et partout où les femmes et les filles sont menacées, la paix et la stabilité le sont également", a-t-il ajouté.

"La violence à l'égard des femmes est une mauvaise herbe toxique qui gangrène notre société et doit être coupée à la racine (...) par une action éducative qui place la personne et sa dignité au centre", a dit de son côté le pape François.   

En Argentine, la marche avait pour mot d'ordre la défense des politiques de genre après l'élection du nouveau président anti-système controversé. Javier Milei a annoncé durant sa campagne vouloir supprimer le ministère de la Femme et s'est déclaré contre le droit à l'avortement et l'éducation sexuelle obligatoire.

Un recul terrible dans la lutte pour les Droits des femmes en 2023.

Sources additionnelles • AFP

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