JO Paris 2024 : des policiers en colère demandent des précisions sur leurs droits

Des policiers manifestent contre l'organisation des JO de Paris, le 10 janvier 2024
Des policiers manifestent contre l'organisation des JO de Paris, le 10 janvier 2024 Tous droits réservés Michel Euler/Copyright 2024 The AP. All rights reserved.
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À 200 jours de la cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques de Paris 2024, les policiers mobilisés durant la compétition font part de leur inquiétude et réclament des réponses claires.

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Près de 300 policiers ont manifesté à Paris ce mercredi à bord de bus touristiques pour exhorter les autorités à accélérer les négociations sur les conditions de travail et les salaires lors des Jeux olympiques de 2024 qui se tiendront dans la capitale française.

Le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, a annoncé le déploiement de près de 45 000 policiers et gendarmes lors de l'évènement, et prévenu que les agents pourront poser dix jours de vacances, soit deux semaines, entre le 15 juin et 15 septembre car 100 % de présence sera demandée sur la période des Jeux. Les syndicats de policiers estiment que le gouvernement français leur en demande trop sans compensation équitable en retour.

"Ils demandent aux officiers de tout le pays de travailler dur entre mai et septembre, mais ils vont devoir se reposer à un moment donné. Mais si nous ne pouvons pas faire une pause entre janvier et mai, puis entre septembre et décembre, cela va être un problème" explique Grégory Joron, secrétaire général du syndicat Unité SGP police-FO.

Gérald Darmanin a reconnu que les forces de l'ordre n'auraient pratiquement pas de congés avant l'évènement. Mais il a assuré que cet engagement sera récompensé par "un soutien financier substantiel".

Les policiers demandent également une prime de 1 500 euros pour tous car à "travail exceptionnel, prime exceptionnelle". Gérald Darmanin a promis des primes qui pourront aller de 500 euros à 1 500 euros "si l’engagement est particulièrement exceptionnel".

Les Jeux Olympiques de Paris doivent se tenir du 26 juillet au 11 août. Une période pendant laquelle de nombreux secteurs subiront une pression accrue en région parisienne, avec un contexte de menaces sécuritaires et de pénurie chronique de personnel dans la police, les hôpitaux et les transports publics.

D’autres syndicats policiers, dont Alliance et Unsa-police, ont appelé à une "journée noire" le 18 janvier.

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