Bande de Gaza : des discussions “positives” en vue d’une trêve

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a Tous droits réservés Tsafrir Abayov/Copyright 2024 The AP. All rights reserved.
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Par Euronews
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Après plus de cinq mois d'une guerre qui a ravagé la bande de Gaza, les efforts diplomatiques s'intensifient pour parvenir à une trêve.

Alors que la situation humanitaire empire chaque jour un peu plus, on peut noter quelques avancées diplomatiques. Les négociations en vue d’une trêve et d’une libération des otages, se poursuivent à Doha, au Qatar, avec les médiateurs qataris et égyptiens.

À Ramallah, on pense à l'après-guerre

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Le nouveau premier ministre palestinien a déclaré mardi qu'il nommerait un gouvernement technocratique et créerait un fonds spécial international et indépendant pour superviser la reconstruction de la bande de Gaza.

Mohammad Mustafa a présenté de vastes projets pour le nouveau type d'Autorité palestinienne que les États-Unis appellent de leurs vœux, dans le cadre de leur vision de l'après-guerre pour la résolution du conflit.

Mais l'Autorité palestinienne n'a aucun pouvoir dans la bande de Gaza, où le Hamas a chassé ses forces en 2007, et n'a qu'une autorité limitée dans certaines parties de la Cisjordanie occupée par Israël.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a, quant à lui, exclu tout retour de l'Autorité palestinienne à Gaza et son gouvernement est fermement opposé à la création d'un État palestinien.

Le président palestinien Mahmoud Abbas a nommé Mustafa premier ministre la semaine dernière. Cet économiste formé aux États-Unis et conseiller de longue date d'Abbas est un indépendant sans base politique.

Mort du numéro trois du Hamas

L'annonce est venue de Washington, Israël n'a pas confirmé la mort de Marwan Issa, numéro trois du mouvement islamiste palestinien. Il aurait été tué dans un raid israélien dans la bande de Gaza, dans la nuit du 9 au 10 mars. C’est ce qu’a indiqué, ce lundi, le conseiller à la sécurité nationale de l'exécutif américain, Jake Sullivan.

Marwan Issa était également adjoint de Mohammed Deif, considéré comme le numéro deux du Hamas, et qui dirige les brigades al-Qassam, la branche armée du Hamas. Ces combattants sont à l’origine de l’attaque du 7 octobre 2023, qui a fait plus de 1100 morts sur le sol israélien.

Sa mort est considérée comme une victoire pour l’armée israélienne qui traque les responsables du Hamas depuis le 7 octobre. L’objectif de Tsahal est de mettre la main sur Yahya Sinwar, le chef du Hamas dans la bande de Gaza.

Une délégation israélienne à Washington

Depuis plusieurs semaines, les relations sont tendues entre Tel-Aviv et Washington. Il y a quelques jours, Chuck Schumer, le chef de la majorité démocrate au Sénat américain, a appelé à l’organisation d’élections en Israël, qualifiant Benjamin Netanyahu, "d’obstacle pour la paix".

De son côté, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a accepté lundi d'envoyer une équipe de responsables israéliens à Washington pour discuter avec des responsables de l'administration Biden d'une éventuelle opération à Rafah, chaque partie cherchant à "faire comprendre à l'autre partie son point de vue", a déclaré Jake Sullivan.

Il a indiqué que les discussions se dérouleraient dans les prochains jours et qu'elles devraient impliquer des experts militaires, humanitaires et du renseignement.

La Maison Blanche s'est montrée sceptique quant au projet de Benjamin Netanyahu de mener une opération dans la ville de Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, où se sont réfugiés environ 1,5 million de Palestiniens.

Selon Jake Sullivan, Joe Biden a une nouvelle fois exhorté le Premier ministre israélien à ne pas mener d'opération à Rafah.

Il a indiqué que les responsables américains présenteraient "une approche alternative qui ciblerait les éléments clé du Hamas à Rafah et sécuriserait la frontière entre l'Egypte et la bande de Gaza sans opération terrestre majeure".

Les États-Unis s’opposent donc à une invasion terrestre majeure, ce qui n’exclut pas des opérations ciblées de l’armée israélienne.

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