Retour à la case départ pour la promesse de campagne d’Emmanuel Macron : 181 sénateurs se sont opposés à la proposition de loi sur la fin de vie. Le vote d’écarter la haute chambre de cette question sociétale : le gouvernement pourrait confier la décision finale aux députés.
Refus du Sénat d’envisager la légalisation de l’aide à mourir. 181 sénateurs ont voté contre la proposition de loi soutenue par l’exécutif. Le texte a rassemblé le soutien de 122 sénateurs.
Au printemps dernier, une majorité à l’Assemblée avait soutenu le projet de loi du député Olivier Falorni (PS).
Le texte doit maintenant retourner au palais Bourbon en deuxième lecture mi-février.
La création d’un dispositif encadré de suicide assisté est l’une des promesses de campagne du second quinquennat d’Emmanuel Macron.
L’aile droite des sénateurs, et une partie des centristes, se sont mobilisées contre le texte.
Le projet de loi a été transformé et plusieurs élus ont dénoncé un texte vidé de sa substance et caricatural.
Certains ont notamment redouté que ce texte ainsi modifié, s'il avait été adopté, se serait révélé contre-productif en contredisant la loi Claeys-Léonetti actuellement en vigueur, qui autorise notamment la "sédation profonde et continue jusqu'au décès" pour certains patients en fin de vie.
La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, prévient que le texte « peut continuer à cheminer à l’Assemblée nationale. »
En cas de désaccord persistant, le gouvernement pourra donner la décision finale aux députés.
Le ministre des Relations avec le Parlement, Laurent Panifous, estime que « le dernier mot est à l’Assemblée » et la présidente de la Chambre basse, Yaël Braud-Pivet, dit être convaincue que le texte pourrait être définitivement adopté « avant l’été ».