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"Des mesures sur le pétrole et même le gaz seront nécessaires tôt ou tard"

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Par Christopher Pitchers  & Euronews
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Le président du Conseil européen Charles Michel
Le président du Conseil européen Charles Michel   -   Tous droits réservés  Jean-Francois Badias/AP Photo

L'Union européenne peine à adopter un cinquième paquet de sanctions contre la Russie. La Commission européenne propose d'interdire les importations de charbon et de fermer les ports de l'UE aux navires russes.

Mais selon des sources diplomatiques, les pays membres qui dépendent davantage de cette énergie fossile demandent trois mois pour réaliser cette sortie. Pour certains eurodéputés il est nécessaire de prendre en compte les conséquences de ces sanctions pour l’UE.

"Nous sommes confrontés à une guerre inimaginable et nous devons exercer le maximum de pression. Cela signifie des sanctions et encore des sanctions et tout ce qui est nécessaire. En même temps, nous devons nous rappeler que nous sommes également responsables de notre sécurité énergétique et de notre sécurité alimentaire. Nous ne pouvons pas mettre cela en péril", explique la parlementaire Anna-Michelle Asimakopoulou (PPE).

Lors d'un débat au Parlement européen, les eurodéputés ont appelé l'UE à aller plus loin. Lors de son intervention devant l'hémicycle, le président du Conseil européen reconnaît que les 27 devront se pencher à terme sur les importations d'hydrocarbures russes. "Je pense que des mesures sur le pétrole et même le gaz seront nécessaires tôt ou tard", estime Charles Michel.

La Hongrie apparait comme le pays le plus réticent à vouloir frapper le pétrole et le gaz russe. L'Allemagne et l'Autriche, à l'origine sur la réserve concernant cette question, semblent vouloir avancer vers d'éventuelles sanctions. Les ambassadeurs de l'Union doivent se retrouver jeudi pour essayer de parvenir à un accord.