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Plan d'urgence de la Commission européenne en cas d'hiver sans gaz russe

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Par Aida Sanchez Alonso  & Euronews
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La présidente de la Commission européenne présente le plan d'urgence en cas de rupture de gaz cet hiver
La présidente de la Commission européenne présente le plan d'urgence en cas de rupture de gaz cet hiver   -   Tous droits réservés  Lukasz Kobus/ EU

L’Union européenne doit se préparer au pire des scénarios : une rupture des approvisionnements en gaz cet hiver. Face à la menace d’une suspension des livraisons russes, la Commission européenne a présenté mercredi un plan d’urgence avec des objectifs d’économie d’énergie.

"La Russie fait du chantage, la Russie utilise l’énergie comme une arme. Et donc dans tous les cas, que ce soit une coupure partielle, majeure ou totale du gaz russe, l'Europe doit être prête", insiste la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.

La première phase de l’effort est d’abord volontaire. Les Etats membres doivent travailler sur une réduction de 15% de la consommation énergétique à partir du 1er août et pour une période de huit mois. Si la Russie devait fermer complètement le robinet, la Commission pourrait alors déclarer une "alerte de l’Union", autrement dit les objectifs deviendraient obligatoires.

Dans un premier temps, les bâtiments publics et les citoyens sont appelés à faire un effort à travers une diminution du chauffage et de l’air conditionné.

"Avons-nous besoin d’éclairer des bâtiments de bureaux vides et des magasins toute la nuit ? Avons-nous besoin de fixer l’air conditionné à 20°C ? Bien sûr cela réduira notre confort, mais cela devrait aussi réduire beaucoup notre consommation", souligne le vice-président de la Commission, Frans Timmermans.

Mais pour les industries particulièrement énergivores, comme la chimie ou la métallurgie, la situation pourrait devenir très difficile avec l’éventualité d’une diminution de la production. Cet effort sera donc coordonné et des fonds devraient être débloqués pour compenser les pertes des entreprises touchées.

"Tout d’abord nous devons identifier les entreprises qui peuvent être arrêtées et à partir de là voir quelle quantité d’énergie économiser", explique l’eurodéputé Nicolas Gonzalez Casares (S&D).

"Mais je pense que chacun doit faire sa part d'effort. Nous ne pouvons pas faire preuve de solidarité entre les Etats membres et voir ensuite certaines industries au sein des Etats membres se battre entre elles pour cette énergie".

La solidarité est l’élément clef de ce plan d’urgence car certaines capitales sont plus vulnérables que d’autres. Quel que soit le scénario, la situation économique risque de se dégrader plus encore. La Commission estime que la croissance diminuera de 1,5% en cas de rupture des livraisons de gaz russe.