Sommet européen : des négociations délicates sur les enjeux énergétiques

Les dirigeants de l'UE réunis en sommet
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Par Grégoire LoryYolaine de Kerchove (traduction)
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Pas encore de compromis trouvé à l'issue de la première journée de négociations.

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Les négociations s'annoncent longues pour les dirigeants de l'Union européenne.

Réunis depuis jeudi après-midi, les chefs d'Etat et de gouvernement cherchent à s'entendre sur des solutions concrètes afin de baisser les prix du gaz. Un premier échange n'a pas permis de déboucher sur un compromis.

Pourtant, le président du Conseil européen souligne l'urgence à apporter une réponse commune.

"Il y a un signal d'unité qui est nécessaire et nous voyons bien qu'il y a différents instruments qui sont possibles afin d'avoir un impact. Aujourd'hui, on voit bien que le marché ne fonctionne pas normalement. On voit bien qu'il y a un problème sérieux de volatilité et avec une facture qui est lourde pour les citoyens, pour les familles, pour les ménages et pour les entreprises", a déclaré Charles Michel, président du Conseil européen.

La Commission européenne a présenté mardi un paquet de mesures pour réduire la facture énergétique. Pour plusieurs capitales, les principaux outils sont désormais sur la table pour trouver des solutions et un compromis.

"Des mécanismes de plafond sur les différents prix du gaz, des mécanismes pour décorréler les prix du gaz et de l'électricité comme ça a été permis pour l'Espagne et le Portugal, et des achats groupés européens, vraiment effectifs puisqu'on a décidé le principe il y a plusieurs mois. Donc, c'est un ensemble de mesures, mais qui doit viser à réduire le prix du gaz, à dissuader les spéculateurs à venir profiter de la situation et à baisser notre prix de l'électricité", a ajouté Emmanuel Macron, président français.

Mais l'idée d'un plafonnement des prix du gaz divise les 27. L'Allemagne et les Pays-Bas ne veulent pas d'une telle intervention. Le dirigeant néerlandais estime d'ailleurs que la situation sur les marchés s'inverse.

"Je pense que nous nous sommes déjà mis d'accord sur de nombreuses solutions pratiques et nous constatons que les prix du gaz sont beaucoup plus bas qu'il y a quelques mois. En ce moment même, le GNL (gaz naturel liquéfié) est plus cher en Asie qu'en Europe. Nous l'avons lu dans le Financial Times. Et nous constatons souvent qu'il y a une différence dans la fixation du prix du GNL (gaz naturel liquéfié) entre l'Asie et l'Europe", a affirmé Mark Rutte, Premier ministre néerlandais.

Si les dirigeants appellent à une réponse européenne, c'est aussi pour éviter des distorsions entre des Etats membres aux moyens importants capables de soutenir massivement leurs citoyens et leurs entreprises, et ceux aux ressources plus limitées.

Video editor • Vassilis Glynos

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