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L'Union européenne travaille sur des sanctions contre les putschistes nigériens

Le chef de la diplomatie de l'UE Josep Borrell
Le chef de la diplomatie de l'UE Josep Borrell Tous droits réservés European Union
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Par Mared Gwyn JonesEfi Koutsokosta
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Les 27 étudient des mesures à mettre en place contre les chefs militaires qui ont pris le pouvoir au Niger en juillet, a déclaré mercredi le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell.

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L’UE envisage des mesures similaires à celles imposées par la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cedeao), a précisé le diplomate de l’UE, Josep Borrell, à l’issue d’une réunion mercredi à Tolède des 27 ministres de la Défense.

La Cedeao et l'Union économique et monétaire ouest-africaine ont introduit des sanctions financières contre les putschistes depuis le renversement en juillet du gouvernement démocratiquement élu du président Mohamed Bazoum. Elles ont suspendu les transactions financières et ont gelé les avoirs nationaux. Les membres de la garde présidentielle responsables du coup d'État sont également soumis à une interdiction de déplacement.

Josep Borrell propose aux ministres un nouveau cadre législatif qui permettrait à l'UE d'imposer ses propres sanctions contre les putschistes.

"C'est à la Cedeao de prendre des décisions pour contrer ce coup d'État militaire et nous suivrons, en essayant d'appliquer le même type de sanctions que celles qu'ils ont décidées", précise le responsable espagnol.

"Nous avançons vers un régime de sanctions autonome pour prendre des mesures contre les putschistes, le travail a déjà commencé et demain (jeudi) les ministres des Affaires étrangères avanceront sur ce point", ajoute-t-il.

Interrogé sur la possibilité de financer une intervention militaire de la Cedeao, Josep Borrell reconnaît ne pas écarter cette possibilité. "Nous sommes prêts à examiner toute proposition".

Le président de la Cedeao et le ministre nigérien des Affaires étrangères rejoindront jeudi à Tolède les diplomates de l'UE pour de nouvelles discussions.

La rencontre des 27 ministres de la Défense s’est déroulée quelques heures après l’annonce par des militaires gabonais qu’ils prenaient le pouvoir pour dénoncer les résultats de l’élection présidentielle.

"Il est clair que le coup d'État au Niger ouvre une nouvelle ère d'instabilité dans une région déjà très fragile", explique Josep Borrell.

Niamey était considéré comme le dernier bastion démocratique dans la région du Sahel après une série de coup d'États depuis 2020 qui a entrainé l’arrivé au pouvoir de militaires au Mali, au Tchad, en Guinée et au Burkina Faso. L'UE a demandé le rétablissement du président nigérien et a suspendu son aide budgétaire et sa coopération en matière de sécurité.

Environ 40 % du budget total du pays proviendrait d'un soutien budgétaire extérieur et de prêts.

Au cours de la réunion, les ministres de la Défense de l'UE ont également discuté des engagements à long terme en faveur de la sécurité en Ukraine. Josep Borrell a précisé que la mission d'assistance militaire de l'UE devrait atteindre son objectif de formation de 30 000 soldats ukrainiens d'ici la fin du mois d'octobre. Il propose de porter cet effort à 40 000 d'ici la fin de l'année.

L'UE souhaite également former les pilotes ukrainiens aux avions de chasse F-16 dans le cadre de leur mission, ajoute-t-il.

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