L’opposition russe ne compte pas baisser les bras face à Vladimir Poutine

Deux des figures de l'opposition russe, Evgenia Kara-Murza et Vladimir Milov
Deux des figures de l'opposition russe, Evgenia Kara-Murza et Vladimir Milov Tous droits réservés Alexis HAULOT/ European Union 2024 - Source : EP
Par Vincenzo Genovese
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Plusieurs figures de l’opposition au Kremlin ont assuré jeudi au Parlement européen à Bruxelles qu’elles continueraient à poursuivre leur engagement malgré la mort d’Alexeï Navalny.

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L'opposition russe au président Vladimir Poutine ne compte pas baisser les bras malgré la mort de leur principale figure Alexeï Navalny. Trois personnalités majeures qui s'opposent au Kremlin se sont exprimées jeudi devant le Parlement européen à Bruxelles, avec un dénominateur commun.

"Nous ne nous arrêterons pas. Ce serait la victoire de Poutine si nous arrêtions notre engagement pour des raisons de sécurité personnelle. Nous ne lui céderons donc pas cette victoire", insiste Vladimir Milov, vice-président de Free Russia Foundation. L'ancien vice-ministre de l'Energie assure qu'avec la guerre en Ukraine, la répression s'est intensifiée en Russie.

Si les sanctions économiques contre Moscou sont importantes, il souligne que les mesures contre les personnalités ne sont pas suffisantes car elles ne concernent que les plus hauts dirigeants.

"Nous devons envoyer un message de responsabilité à tous ceux qui sont complices des crimes de Poutine. Je pense qu'il est temps de répondre à l'appel de Navalny et d'introduire des sanctions personnelles et radicales contre tous ceux qui sont impliqués dans les crimes du régime de Poutine", explique Vladimir Milov.

L'opposition russe demande aussi à l'Union européenne de ne pas reconnaître le résultat de l'élection présidentielle qui se tiendra le mois prochain en Russie. Elle considère les amendements apportés en 2020 à la Constitution comme "illégaux", dont l'objectif est de permettre à Vladimir Poutine de se présenter et d'être élu une nouvelle fois.

Il faut "l'unité pour faire face à Poutine et le traiter pour ce qu'il est : un criminel recherché par la CPI (Cour pénale internationale), et non un partenaire légitime sur la scène internationale", souligne Evgenia Kara-Murza, directrice du plaidoyer de Free Russia Foundation. Son mari est emprisonné depuis 2022 et a été condamné à 25 ans de réclusion. Une bataille qui ressemble dangereusement à celle d'Alexeï Navalny.

"Après deux attentats contre mon mari, je n'ai aucune garantie et je n'ai jamais eu aucune garantie qu'ils n'essaieraient pas à nouveau. Je veux dire qu'il est détenu par les mêmes personnes qui ont essayé de le tuer deux fois, tout comme Alexeï (Navalny) a été détenu par les mêmes personnes qui ont essayé de le tuer par le passé".

Ioulia Navalnaya, la veuve d'Alexeï Navalny, s'exprimera mercredi prochain à Strasbourg lors de la session plénière du Parlement européen.

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