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L'agresseur présumé de la Première ministre danoise a été incarcéré

La Première ministre danoise, Mette Frederiksen, lors des cérémonies du débarquement en Normandie, le 6 juin.
La Première ministre danoise, Mette Frederiksen, lors des cérémonies du débarquement en Normandie, le 6 juin. Tous droits réservés Jeremias Gonzalez/Copyright 2024 The AP. All rights reserved.
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Par euronews avec AP
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L'agresseur présumé de la Première ministre danoise a été placé samedi en détention provisoire en attendant son jugement. Mette Frederiksen souffre d'une "légère entorse cervicale" et a annulé ses engagements ce samedi, ont annoncé ses services.

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L'homme accusé d'avoir agressé vendredi soir la Première ministre danoise dans le centre de Copenhague a comparu samedi devant la justice. Citant les détails de l'audience, la chaîne publique danoise DR a rapporté que l'homme est un citoyen polonais de 39 ans résidant au Danemark depuis 2019. Un juge a ordonné qu'il soit emprisonné jusqu'au 20 juin dans l'attente d'une enquête policière.

L'homme est accusé de violences sur personne travaillant dans la fonction publique. Selon DR, la police a déclaré qu'il était "probablement sous l'influence de drogues et en état d'ébriété" au moment de l'incident survenu vendredi peu avant 18 heures.

Alors qu'elle déambulait vendredi soir sur une place de la capitale, Copenhague, la cheffe du gouvernement danois a été victime d'une agression.

Elle souffre d'une "légère entorse cervicale"et a annulé ses engagements ce samedi, ont annoncé ses services.

Deux témoins oculaires, Anna Ravn et Marie Adrian, ont déclaré au quotidien BT avoir vu un homme se diriger vers Mette Frederiksen et ensuite "la pousser violemment sur l'épaule pour qu'elle soit poussée sur le côté". Ces deux femmes ont précisé que la Première ministre n'était pas tombée.

Un autre témoin, Kasper Jörgensen, a déclaré au tabloïd Ekstra Bladet qu'un homme bien habillé, qui semblait faire partie de l'unité de protection a arrêté l'agresseur présumé. Sören Kjærgaard, qui travaillait dans un bar local sur la place Kultorvet où l'incident s'est produit, a déclaré à BT qu'il avait vu Mette Frederiksen après l'incident et qu'elle n'avait aucune blessure visible au visage, mais qu'elle s'était éloignée rapidement.

Le bureau de la Première ministre a déclaré à la chaîne de télévision publique danoise DR qu’elle était "choquée" par l’incident.

Seule certitude, l'agression s'est produite à deux jours du scrutin européen (qui aura lieu ce dimanche au Danemark). Une élection pour laquelle Mette Frederiksen a fait campagne avec la candidate principale des sociaux-démocrates Christel Schaldemose. Selon les médias, l'attaque n'était pas liée à un événement de campagne.

L'annonce de cette agression a aussitôt suscité une vague de soutien et d'indignation par les hommes politiques de tous les bords politiques du pays scandinave et à l’étranger.

Le Premier ministre suédois Ulf Kristersson a déclaré qu'"une attaque contre un dirigeant démocratiquement élu est aussi une attaque contre notre démocratie", tandis que Charles Michel, le président du Conseil européen, a condamné sur X ce qu'il a qualifié d'" acte d'agression lâche".

Le Parti socialiste européen a également exprimé sa solidarité à l'égard de la Danoise ainsi que le groupe des progressistes S&D au Parlement européen.

Les actes de violence contre le personnel politique se sont multipliés ces dernières semaines sur le Vieux Continent. En mai, un candidat du parti social-démocrate allemand a été battu et grièvement blessé alors qu'il faisait campagne pour un siège au Parlement européen.

En Slovaquie, la campagne électorale a été éclipsée par la tentative d'assassinat du Premier ministre populiste Robert Fico le 15 mai, provoquant une onde de choc dans ce pays de 5,4 millions d'habitants et se répercutant dans toute l'Europe.

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