Plus de la moitié des publications en ligne considérées comme haineuses

La plateforme en ligne X, ex-Twitter.
La plateforme en ligne X, ex-Twitter. Tous droits réservés KIRILL KUDRYAVTSEV/AFP
Par Euronews
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Les femmes sont particulièrement visées, selon le dernier rapport de l'Agence des droits fondamentaux de l'Union européenne.

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Plus de la moitié des publications en ligne sont considérées comme haineuses, selon le dernier rapport de l'Agence des droits fondamentaux de l'Union européenne.

Une tendance à la hausse depuis le début de la guerre entre Israël et le Hamas.

L’étude porte sur 1 500 messages publiés sur les plateformes Reddit, Telegram, YouTube et X (ex-Twitter) dans quatre pays : la Bulgarie, l’Allemagne, l’Italie et la Suède. Elle pointe le manque d’efficacité de la modération.

Selon ce rapport, les femmes sont les principales cibles de la haine en ligne, victimes de propos injurieux, de harcèlement, ou d’incitations à la violence sexuelle.

Les personnes d’origine africaine, les Roms et les Juifs sont également particulièrement visés.

L'Agence des droits fondamentaux de l'UE recommande notamment aux plateformes d’accorder une attention particulière aux messages à caractère sexistes et racistes dans leurs efforts de modération, de former davantage les agents de police, ou encore d’avoir recours à l’intelligence artificielle pour détecter les publications haineuses. 

Règlementation dans l'UE

Le Digital Markets Act (DMA) et le Digital Services Act (DSA) prévoient de limiter la domination économique des grandes plateformes et la diffusion en ligne de contenus et produits illicites.

Le DSA s'applique aux plateformes en ligne et aux moteurs de recherche comptant plus de 45 millions d'utilisateurs dans l'Union européenne depuis le 25 août 2023. 

Il leur impose notamment de suspendre, pendant une période raisonnable et après avertissement, la fourniture de leurs services aux utilisateurs diffusant fréquemment des contenus illicites.

En cas de violation du DSA, l’amende infligée à la plateforme ne peut excéder 6 % de son chiffre d’affaires mondial annuel au cours de l’exercice précédent.

En cas de manquements graves et répétés par une plateforme, une restriction temporaire de l'accès au service peut être appliquée.

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