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Les sept (pâles) rivaux de Vladimir Poutine

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Les sept (pâles) rivaux de Vladimir Poutine

Les sept (pâles) rivaux de Vladimir Poutine
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Face à Vladimir Poutine, sept autres candidats qui faisaient pâle figure : la victoire du président sortant était courue d'avance, et jamais l'un de ces rivaux n'a réussi à dépasser les 8% d'intentions de vote pendant la campagne.

Le Parti communiste avait pourtant présenté un nouveau visage, Pavel Groudinine, rival le plus sérieux. A 57 ans, il espérait attirer les jeunes dans un parti apprécié des vieux nostalgiques de l'Union soviétique.

L'ultra-nationaliste Vladimir Jirinovski, antiaméricain, antilibéral, anticommuniste, est souvent considéré comme un clown dans les milieux politiques russes. Lors du premier débat à la télévision il a reçu un verre d'eau de la candidate Ksenia Sobtchak qu'il a traité de "pute".

Ksenia Sobtchak, journaliste libérale, s'était lancée à 36 ans dans la course avec le slogan "contre tous". Cet ex-star de la téléréalité, créditée de 1% des voix, est souvent considérée comme la "Paris Hilton" de la Russie. Son père a travaillé étroitement à la mairie de Saint-Pétersbourg dans les années 90 avec Vladimir Poutine, ce qui a nourrit les suspicions. Elle a dénoncé la corruption et milité pour que la Crimée retourne à l'Ukraine.

C'est l'un des rares candidat libéral à avoir un poids en Russie : Grigori Yavlinski, fondateur du parti Yabloko après la chute de l'URSS, se présentait pour la troisième fois à cette élection. Il avait conseillé Mikhail Gorbatchev pour la libéralisation de l'économie soviétique. Populaire dans le passé, le parti n'a pas réussi à faire entrer des députés au parlement en 2016.

Maxime Souraïkine, un inconnu. cet ancien communiste a fondé en 2012 le parti des communistes de Russie.

Lui aussi peu connu, Sergueï Babourine, ancien vice-président de la Douma, affirme lutter depuis plus de 20 ans contre les orientations néolibérales des autorités.

Boris Titov est un entrepreneur qui espérait convaincre Poutine de changer l'économie.

Enfin, il n'était pas candidat car inéligible. Alexei Navalny joue pourtant un rôle important puisqu'il confirme son statut d'opposant n°1 au Kremlin. Le juriste charismatique de 41 ans avait appelé au boycott de la présidentielle et promis de perturber le scrutin.