DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

Nantes: ces Canaris qui n'ont pas pris leur envol...

Vous lisez:

Nantes: ces Canaris qui n'ont pas pris leur envol...

Nantes: ces Canaris qui n'ont pas pris leur envol...
Taille du texte Aa Aa

Emiliano Sala, Diego Carlos, Valentin Rongier et surtout Lucas Lima: de nombreux Nantais sont finalement restés à quai cet été plus ou moins contre leur gré, alors que s'annonce un match déjà capital à Strasbourg, pour la 4e journée de L1, samedi.

Les parties étaient d'accord, Nantes se frottait les mains d'encaisser 5 millions pour un joueur acheté cinq fois moins il y a deux ans, le joueur avait même déjà rejoint Paris pour prendre un avion vers la Russie... et patatras.

Le transfert du latéral Lucas Lima au Zénit Saint-Pétersbourg a brusquement capoté jeudi après-midi, l'entraîneur du club russe ayant semble-t-il changé d'avis au dernier moment, provoquant la fureur du président Waldemar Kita qui a promis que les choses n'en resteraient pas là.

Cet épisode, pas si rare dans les dernières 48 heures des mercatos où beaucoup semblent perdre toute raison, est presque symptomatique d'un été nantais où de nombreuses aspirations à aller voir ailleurs si la pelouse était plus verte ont été déçues.

L'avant-centre Emiliano Sala et le défenseur Diego Carlos, censés attiser les convoitises selon la direction du club, ont attendu en vain que leur téléphone sonne sérieusement.

Valentin Rongier, le capitaine, a, lui, bien reçu un appel de Marseille, mais qui est resté sans suite.

"Non je ne me suis pas vu partir à un moment. J'ai toujours eu la tête à Nantes, ce n'est pas parce qu'il y a des discussions qu'un joueur va partir", a-t-il assuré en conférence de presse jeudi.

Mais s'il affirme avoir bien géré ce rapprochement sans lendemain, il a aussi reconnu à demi-mot que ça n'a pas été le cas pour tout le monde.

- "La tête ailleurs..." -

"Ça pollue un petit peu (la vie du groupe) parce qu'il y a des joueurs qui ont la tête ailleurs", a-t-il admis, suggérant que, sans l'expliquer totalement, ce n'était pas étranger au piètre début de saison des Canaris, avec seulement 1 point en 3 matches.

"Pour moi, c'est un peu regrettable que le mercato dure aussi longtemps", a-t-il même ajouté.

Déjà sous pression avant le voyage à la Meineau, l'entraîneur Miguel Cardoso a, dans un premier temps, relativisé l'importance de la question.

"Je n'ai pas à me plaindre de mes joueurs, je te le dis vraiment", avait-il assuré avant le match contre Caen.

"Depuis le premier jour (que je suis ici), je sais que certains joueurs ont envie de faire autre chose de leur vie. Ça signifie (qu'ils ont de) l'ambition et je ne peux pas dire que c'est mal d'avoir l'ambition de partir pour quelque chose de meilleur", avait-il poursuivi.

Mais il a tout de même admis qu'il ne pouvait pas faire totalement abstraction de ces péripéties dans sa relation avec certains joueurs.

"C'est un travail qu'on a besoin de faire, de faire comprendre au joueur que ce n'est pas le moment, qu'on pense que s'ils peuvent faire une saison très bonne ça peut donner des chances d'arriver à un niveau plus haut", a expliqué le technicien, avant d'ajouter, résigné, "c'est la réalité du foot aujourd'hui et dans le haut niveau c'est comme ça".

Tous droits de reproduction et de représentation réservés. © 2018 - Agence France-Presse.
+Voir plus
Tous droits de reproduction et de représentation réservés.© 2018 - Agence France-Presse. Toutes les informations (texte, photo, vidéo, infographie fixe ou animée, contenu sonore ou multimédia) reproduites dans cette rubrique (ou sur cette page selon le cas) sont protégées par la législation en vigueur sur les droits de propriété intellectuelle. Par conséquent, toute reproduction, représentation, modification, traduction, exploitation commerciale ou réutilisation de quelque manière que ce soit est interdite sans l’accord préalable écrit de l’AFP, à l’exception de l’usage non commercial personnel. L’AFP ne pourra être tenue pour responsable des retards, erreurs, omissions qui ne peuvent être exclus dans le domaine des informations de presse, ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations. AFP et son logo sont des marques déposées.