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Chemnitz : un concert contre "la haine"

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Chemnitz : un concert contre "la haine"

Concert contre l'extrême droite à Chemnitz
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Les organisateurs attendaient entre 20.000 et 30.000 participants, ils étaient finalement 50.000 rassemblés ce lundi soir à Chemnitz, dans l'est de l'Allemagne.

Ces spectateurs du concert "contre la haine", soutenu par les plus hautes autorités de l'Etat, ont exprimé leur rejet de la xénophobie suite aux évènements des derniers jours.

Les habitants de la ville étaient aussi invités à accrocher des messages de tolérance aux balcons de leurs logements.

"C'est très bien", affirme l'un des participants, "de montrer que nous sommes clairement opposés à ce qui s'est passé ici ces derniers jours. Nous avons un message : nous sommes contre ça, et nous sommes plus nombreux !"

"A mon avis", nuance ce jeune homme, "le concert aurait dû être neutre, simplement pour la paix et non contre l'extrême droite, car cela est davantage de la provocation."

Campino, chanteur du groupe de punk "Die Toten Hosen" qui s'est produit lors du concert : "Je pense qu'il est essentiel que nous sachions qu'il ne s'agit pas d'une lutte de la gauche contre la droite, mais de tous ceux qui, indépendamment de leur couleur politique, s'opposent à une extrême droite qui devient violente."

Samedi dernier, des incidents ont éclaté lors d'une nouvelle manifestation organisée par l'extrême-droite après le meurtre d'un Allemand âgé de 35 ans, poignardé dans la rue.

La justice a arrêté un suspect - un demandeur d'asile irakien - et son complice présumé, un Syrien.

En marge de ce rassemblement, des violences avaient éclaté, faisant une vingtaine de blessés.

L'extrême-droite, première force d'opposition à la chambre des députés, s'est saisie de cet homicide pour relancer ses critiques contre la politique migratoire d'Angela Merkel.

La chancelière est accusée d'avoir fait grimper l'insécurité dans le pays en accueillant plus d'un million de demandeurs d'asile en 2015 et 2016.

"Ces marches d'extrémistes de droite et de néonazis prêts à la violence n'ont rien à voir avec le deuil d'un homme, mais visent à lancer un message de haine" a déclaré le porte-parole de la chancelière, Steffen Seibert.