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XV de France: chantier à l'arrêt

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Un pas en avant, trois pas en arrière: la défaite historique encaissée face aux Fidji samedi (28-13) est venue plomber le bilan des tests de novembre du XV de France, dont le chantier semble stagner à moins de dix mois de la Coupe du monde au Japon.

Le passé également ramène au pays du Soleil levant, dont la sélection, il y a quasiment un an jour pour jour, était venue tenir en échec les Bleus (23-23).

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Douze mois plus tard, "l'histoire se répète" selon Louis Picamoles qui, comme Mathieu Bastareaud, a évoqué sa "colère et sa honte".

Le remplacement au poste de sélectionneur de Guy Novès par Jacques Brunel n'a donc eu aucun en effet au plan des résultats bruts: son bilan affiche huit revers en onze confrontations, quand bien même il est grevé par les trois subis en juin en Nouvelle-Zélande, double championne du monde en titre.

Brunel avait lui-même, à l'issue de cette tournée estivale, annoncé l'objectif de trois victoires en novembre: raté, avec un seul succès, face à des Argentins essorés par leur longue saison (28-13), pour deux revers au Stade de France, où les Sud-Africains étaient déjà venus s'imposer en ouverture (29-26).

Ces deux défaites à la maison font redescendre les Bleus au 9e rang mondial, derrière les Fidji -- ils étaient 10e, leur pire classement, début février.

- 'On a avancé' -

Au-delà des chiffres, ont-ils fait du surplace, reculé ou progressé en prévision de la Coupe du monde, où ils ont été placés dans la "poule de la mort" (Argentine, Angleterre, Etats-Unis et Tonga)?

"Je pense qu'on a avancé", a lancé Baptiste Serin, adepte donc de la thèse de l'accident. Souvent rencontrée par le passé, elle s'expliquerait samedi par un "manque d'agressivité" affiché, autour de la zone des rucks notamment.

Le demi de mêlée s'est raccroché aux partitions jouées face aux Pumas, et jusqu'aux cinq dernières minutes face aux Springboks: "Il y a quand même des trucs sur quoi t'appuyer. On a été plus performants sur ces deux premiers matches que l'an dernier", avant le nul face au Japon (défaites 38-18 contre les All Blacks et 18-17 contre l'Afrique du Sud).

"(En 2018) On passe à côté de très peu au premier match, on gagne le deuxième. Il faut qu'on se rattache à ça" a ajouté le Landais.

"Le projet est là, il est en train de se mettre en forme. On n'écoutera pas ce qui se dit. Il faut garder le positif des deux premiers matches. On n'a pas le temps de garder le négatif, il faut qu'on avance" a-t-il poursuivi.

- Manque de repères collectifs -

Méthode Coué ou vérité? Les Bleus ont en effet manqué collectivement d'impact sur les points de collision: "On a été pris dans les zones de combat, on n'a pas été assez agressifs sur leur premier +gratteur+" a souligné Julien Bonnaire,entraîneur de la touche, seul secteur qui a tenu la route sur les trois rencontres de novembre.

Répondre présent dans l'engagement constitue le b.a.-ba du rugby, encore plus pour ces Bleus-là qui, à cours de certitudes, ont bâti toutes leurs meilleures performances sur leur pugnacité et leur état d'esprit.

Surtout, la qualité d'une équipe se juge justement à sa capacité à à maintenir un niveau de performance constant. Et à sortir en vainqueur de matches mal embarqué, grâce à des repères communs, offensifs notamment.

Ces Bleus en semblent dépourvus en attaque, trouvant seulement la faille sur deux ballons-portés quand leurs quelques tentatives de lancements de jeu, désordonnées, ont buté sur le mur fidjien.

"Dans le jeu on ne s'est pas déplacés, on n'a pas été organisés du tout. On a tenté des passes quand il ne fallait pas, on a joué sur les côtés quand ils étaient en surnombre. On a joué à l'envers" a admis Bonnaire.

Il a, lui, "la sensation qu'on est un peu reparti de zéro". A dix mois de la Coupe du monde et à moins de deux du Tournoi des six nations, que le XV de France abordera sous pression et en manque de confiance. Comme il y a un an.

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