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Le renouveau du hockey sur gazon français sous perfusion belge

Le renouveau du hockey sur gazon français sous perfusion belge
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Comment faire décoller un sport qui n'intéresse qu'une poignée de passionnés ? En prenant des leçons d'un voisin qui a réussi. C'est en tout cas ce qu'a fait le hockey sur gazon français, qui s'est tourné vers l'exemple belge pour tenter de sortir de l'anonymat.

Les Bleus viennent récemment d’intégrer le top 8 du dernier Mondial, disputé en Inde. Un résultat leur permettant sous peu de quitter leur modeste 20e place au classement mondial pour intégrer la zone des pays susceptibles de conquérir une qualification olympique, qui leur échappe depuis Munich en 1972.

Et au moment d'expliquer cette réussite assez inespérée, Olivier Moreau, le président de la fédération française de hockey (FFH), avoue s'être fortement appuyé sur l’exemple des Red Lions belges, moribonds au début du siècle, et qui en une dizaine d’années se sont hissés dans le top 3 mondial, décrochant même l’argent olympique en 2016 à Rio.

"Les relations de maître à élève se sont nouées avec la Belgique", confie-t-il, expliquant être régulièrement en contact avec le président belge Marc Coudron, grand artisan de la réussite du hockey belge. "Nous connaissons les mêmes problèmes qu’eux mais avec dix ans d’écart".

La France a importé le modèle belge à la réussite fulgurante et engagé une icône néerlandaise au sein de son staff technique. De quoi rêver d'un ticket pour les prochains JO de Tokyo, en 2020 avec en ligne de mire le graal de Paris-2024.

De fait, on entend bien des accents belgo-bataves fleurir au sein des Tricolores. Car sur les 18 éléments composant l'équipe messieurs, pas moins de 13 joueurs évoluent dans le championnat voisin.

Trois Bleus possèdent même la double nationalité franco-belge et ont déjà joué pour l'équipe nationale belge. Deux autres sont d'origine néerlandaise, comme leur coach Jeroen Delmee, ancien champion du monde et olympique comme joueur avec les Pays-Bas, dont l’assistant est également belge. Presque un "copié-collé".

"Comme les Red Lions, nous avons pu nous préparer à proximité de Bruxelles tous les lundis, mardis et mercredis, le groupe évoluant dans le championnat belge. Les autres s’entraînent à Paris avec quelques espoirs", explique Xavier De Greve, le très belge entraîneur adjoint des Bleus.

"La comparaison sur le plan purement sportif s’arrête là", tempère pour autant celui qui est sous contrat avec la FFH jusqu’à la qualification olympique pour Tokyo, tout comme Jeroen Delmee. "Nous sommes encore au stade où l’on se concentre sur l’élévation rapide du niveau individuel, plus que sur les tactiques modernes".

Lors du dernier Mondial indien de Bhubaneswar, une place dans le top 10 était primordiale afin de marquer un maximum de points en vue de la qualification pour le Japon.

"Plus on aura des points, plus on pourra se dégager du dernier chapeau de qualification pour Tokyo", explique Bertrand Reynaud, le directeur technique national (DTN).

"Comme ici en Inde, l’objectif des prochaines compétitions internationales, dont celle des Hockey Series organisée en juin 2019 au Touquet, sera de terminer le plus haut possible. Ceci afin d’éviter, lors du duel final pour la qualification, d’être opposé à un gros morceau (au profit d'une) équipe que l’on mérite de jouer."

Objectif tenu donc. Dans la moiteur indienne, les Français sont sortis d'un groupe où ils se mesuraient à la Nouvelle-Zélande, l’Espagne et l'Argentine. Ils ont ensuite battu la Chine en huitième de finale avant de s'incliner face à d'inaccessibles Australiens (3-0), doubles tenants du titre.

La suite est un rêve : une véritable reconnaissance sportive qui passera inévitablement par une présence aux Jeux. Un rêve peut-être moins inaccessible que prévu, désormais.

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