EventsÉvènementsPodcasts
Loader
Suivez-nous
PUBLICITÉ

Birmanie : les 2 journalistes de Reuters restent en prison

Birmanie : les 2 journalistes de Reuters restent en prison
Tous droits réservés REUTERS/Ann Wang/Arquivo
Tous droits réservés REUTERS/Ann Wang/Arquivo
Par Euronews
Publié le
Partager cet articleDiscussion
Partager cet articleClose Button
Copier/coller le lien embed de la vidéo de l'article :Copy to clipboardLien copié

Deux reporters birmans de Reuters, qui enquêtaient sur un massacre de musulmans rohingyas par l'armée, ont été de nouveau condamnés vendredi en appel à sept ans de prison.

PUBLICITÉ

Wa Lone, 32 ans, et Kyaw Soe Oo, 28 ans, deux reporters birmans de Reuters, ont été de nouveau condamnés à sept ans de prison, vendredi à Rangoun. Les deux hommes enquêtaient sur un massacre de musulmans rohingyas par l'armée. Ils ont été reconnus coupables d'avoir enfreint la loi sur les secrets d'Etat alors qu'on leur avaient remis des documents classifiés relatifs aux opérations des forces de sécurité birmanes dans l'Etat Rakhine. Les deux journalistes ont toujours assuré s'être fait piéger. Un guet-apens destiné à les empêcher de poursuivre leur travail, comme l'a reconnu l'un des policiers qui a témoigné dans ce dossier.

Le président de Reuters a très vite réagi suite à l'annonce de leur nouvelle condamnation. "Le reportage n'est pas un crime, et tant que la Birmanie n'aura pas remédié à cette terrible injustice, la presse ne sera pas libre, et l'engagement de la Birmanie en faveur de l'État de droit et de la démocratie restera incertain", a déclaré Stephen Adler, président de Reuters et rédacteur en chef.

Ce jugement devrait encore attiser les tensions entre la Birmanie et la communauté internationale. Le gouvernement birman, est resté mutique pendant cette affaire, invoquant l'indépendance de la justice. Les organisations de défense de la liberté de la presse, les Nations unies et de nombreux pays occidentaux, aux premiers rangs desquels les Etats-Unis, la France ou le Royaume-Uni, réclament leur acquittement et leur libération dénonçant "une parodie de justice". Leur défense peut désormais se pourvoir devant la Cour suprême.

Partager cet articleDiscussion

À découvrir également

Aung San Suu Kyi nie les accusations de génocide devant la CIJ

Les deux journalistes de Reuters graciés en Birmanie