DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

Marseille: et vogue la galère...

Marseille: et vogue la galère...
Taille du texte Aa Aa

Le premier but de Mario Balotelli pour l'honneur contre Lille vendredi n'a pas freiné le naufrage de l'Olympique de Marseille, aggravé par un jet de pétard qui pourrait coûter cher à un club déjà en crise.

L'OM n'en finit pas de s'enfoncer, très loin du podium, à six longueurs samedi matin, avant les matches de ses rivaux du haut du tableau.

En outre l'incident de vendredi a ouvert un nouveau front, lors de la défaite à domicile contre Lille (2-1), qui ressemblait déjà au match de la dernière chance.

A la 57e minute, un pétard a été lancé sur le terrain, près de deux joueurs... de l'OM et de l'arbitre assistant. Le match a été interrompu 35 minutes.

"Je l'ai reçu sur le dos, après il tombe et il explose à côté de mon pied", a raconté Jordan Amavi après la rencontre, qu'il a pu terminer comme son équipier Kevin Strootman et l'arbitre assistant.

L'OM a porté plainte contre X, le jet de pétard s'est passé très vite, aucune identification n'a été possible dans la foule, a-t-on appris de source proche du dossier. Mais le procureur était présent au match.

En privé, au club, on déplore un incident regrettable pour un acte individuel vertement condamné. Mais le club n'échappera pas à la sanction.

Le dernier incident de ce genre en Ligue 1 remonte à fin 2016. Il était plus grave puisque le gardien de Lyon, Anthony Lopes, avait été blessé par un pétard à Metz.

- Guerre avec les supporters -

Le club lorrain avait en appel écopé d'un retrait de trois points avec sursis. La tribune concernée avait également été fermée plusieurs matches et deux supporters avaient été condamnés en justice.

Vendredi, le projectile fumant est venu de la tribune latérale Ganay, et pas des virages, qui ont pourtant grondé toute la soirée.

Car la guerre avec les supporters a repris de plus belle, accentuant la crise sportive.

Les deux virages boudent. Ils râlent contre les résultats, mais aussi contre les fermetures de tribunes qui ont émaillé la saison, pour utilisation de fumigènes.

Ils ont fait la grève des encouragements contre Lille et ont interpellé le propriétaire américain, Frank McCourt, présent au match.

Rudi Garcia, toujours très contesté, a également entendu des appels à la démission pendant le match, tout comme le président Jacques-Henri Eyraud.

Les seuls chants étaient de condamnation contre Lille, de "Mouille maillot ou casse-toi!" à "L'OM c'est nous", le mantra des supporters.

- La lueur Balotelli -

"Jouer dans ce contexte, c'est difficile, regrette Kevin Strootman, qui a connu ça à l'AS Rome. Je comprends un peu, mais pour nous c'est difficile, c'est comme jouer à l'extérieur."

Interrogé pour savoir s'il en voulait aux supporters, Amavi a marqué une pause avant de lâcher: "Qu'ils râlent, qu'ils nous crachent dessus parce qu'on n'est pas bons, d'accord, c'est une chose, mais recevoir ça (le pétard, ndlr), c'en est une autre. C'est dommage".

L'équipe ne joue pas si mal, mais la réussite lui tourne le dos et elle n'a remporté qu'une seule victoire en onze matches, à Caen (1-0) dimanche dernier.

Eliminés des deux coupes, les Phocéens n'ont plus que la Ligue 1 à jouer, et ils sont loin de la troisième place, leur seul objectif envisageable.

Pour la deuxième, c'est fichu. En perdant contre Lille, les Marseillais reculent à 12 points des Dogues, dauphins du Paris-SG!

Seule lueur dans ce noir tableau, le premier but, même pour l'honneur, de Mario Balotelli. Selon les statistiques de la Ligue de football professionnel (LFP), l'Italien a plus tiré au but en 20 minutes (4 fois) que Kostas Mitroglou en sept matches (2 tirs, pour 222 minutes de jeu)...

Tous droits de reproduction et de représentation réservés. © 2019 - Agence France-Presse.
+Voir plus
Tous droits de reproduction et de représentation réservés.© 2019 - Agence France-Presse. Toutes les informations (texte, photo, vidéo, infographie fixe ou animée, contenu sonore ou multimédia) reproduites dans cette rubrique (ou sur cette page selon le cas) sont protégées par la législation en vigueur sur les droits de propriété intellectuelle. Par conséquent, toute reproduction, représentation, modification, traduction, exploitation commerciale ou réutilisation de quelque manière que ce soit est interdite sans l’accord préalable écrit de l’AFP, à l’exception de l’usage non commercial personnel. L’AFP ne pourra être tenue pour responsable des retards, erreurs, omissions qui ne peuvent être exclus dans le domaine des informations de presse, ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations. AFP et son logo sont des marques déposées.