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Les Algériens manifestent (encore), le régime vacille (davantage)

Alger, le 22 mars 2019
Alger, le 22 mars 2019
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On le dit pour chaque vendredi : "journée test en Algérie". C'est particulièrement vrai ce vendredi 29 mars. Car on sent bien, depuis quelques jours, que le régime vacille, sous les coups de boutoir des manifestations quotidiennes.

Et puis il y a ces alliés du président Bouteflika qui le lâchent les uns après les autres.

Aussi, la perspective de son départ semble-telle se profiler, comme croit le savoir Mohamed Sifaoui, journaliste-écrivain algérien. « Oui, dit-il, visiblement, la démission est prête, d'après ce qui se dit à Alger dans les cercles qui gravitent autour du régime. »

Aujourd'hui, on arrive à la fin d'un cycle biologique et d'un cycle politique, un changement au niveau planétaire qui fait que la jeunesse ne peut pas se suffire de quelques autocrates grabataires qui ne lui offrent aucune perspective d'avenir et pire, qui mettent le pays dans une situation de grandes difficultés.
Mohamed Sifaoui
Journaliste-écrivain algérien

Éviter que la contestation ne soit court-circuitée

Lors des premières mobilisations, en février, les manifestants ciblaient le chef de l'Etat, Abdelaziz Bouteflika, quasi-invisible depuis des années.

Mais la contestation s'est depuis élargie. Et c'est tout le système en place que les manifestants veulent voir dégager.

Le plan de sortie de crise proposée par le chef d'Etat-major ne fait pas l'unanimité, de nombreux Algériens craignant que les caciques du régime cherchent à court-circuiter la contestation.

Cela rend d'autant plus cruciales les manifestations prévues ces prochaines heures.

- avec agences -