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Route des européennes : le défi migratoire en Espagne vu d'Elche

Route des européennes : le défi migratoire en Espagne vu d'Elche
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Avec la fermeture des ports italiens et l'échec de la politique migratoire de l'Union européenne, l'Espagne, frontière méridionale, est devenue la principale porte d'entrée de l'Europe.

Près de 65 000 migrants y sont venus l'année dernière. Un an après l'arrivée de l'Aquarius à Valence, l'irruption de l'extrême-droite en Espagne a fait de l'immigration un thème central des campagnes électorales.

Ali, Mariam et Miral, des migrants libyens

La jeune Miral commence à peine à marcher. Ses pas ne sont pas très assurés, mais en tout cas elle sait qu'elle est en sécurité ici. Ses parents ont dû se battre avec détermination pour qu'elle ait une chance d'avoir une belle vie.

Ali et Mariam ont fui la guerre en Libye il y a un an. Ils ont tout risqué dans la traversée périlleuse de la Méditerranée. D'après le couple, la mer agitée était moins dangereuse que la vie qu'ils ont laissé derrière eux. En juin, ils sont arrivés à Valence à bord de l'Aquarius.

L'Aquarius, bateau de secours devenu le symbole de la crise migratoire qui secoue l'Union européenne. Cette crise a beaucoup affecté le paysage politique espagnol

Jusqu'alors, les migrants n’étaient pas considérés comme un problème dans le pays.

Des bénévoles espagnols mobilisés

Certains Espagnols veulent aussi donner un coup de main aux nouveaux arrivants. Ils veulent leur fournir les outils dont ils ont besoin pour réussir leur nouvelle vie. "Maintenant qu'ils sont là, il faut les aider à s'intégrer, estime Ana Belem, bénévole de la Croix-Rouge. C'est de ça qu'il s'agit. Les politiques devraient aller dans ce sens là."

Une expérience enrichissante pour ces bénévoles. "Avec leur force, leur capacité à se dire "Je commence une nouvelle vie", "J'arrive et je vais apprendre l'espagnol et me construire petit à petit un avenir", ils nous apprennent beaucoup de choses", raconte Irene.

Ali ne parlait pas un mot d'espagnol quand il est arrivé. Aujourd'hui, il est reconnaissant du chemin parcouru : "Je remercie Dieu pour cette seconde vie. Pour un futur, ici en Espagne, je crois que mon futur et celui de ma famille sera mieux ici."

La petite Miral, elle, est née en Libye, mais elle ne se souviendra certainement pas de ce que ses parents ont dû faire pour qu'elle puisse faire ses premiers pas ici.